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#ILTG Inside the game avec Mickaël Gelabale

Avec ses 2,01 mètres, Mickaël Gelabale a fait rayonner l’Equipe de France de basket à l’international. Après avoir quitté la Guadeloupe à l’adolescence pour le Pays de Loire, il a évolué au sein de la génération la plus performante de la discipline. Taquinant la NBA et raflant ses galons à travers l’Europe, celui qu’on devrait bientôt surnommer « Chef Mickaël », s’épanche ici sur son parcours et ses projets post-basket pro. Entretien avec un ailier fort.

Le grand saut…

 

« J’ai pris ma décision tout seul mais je savais que mes parents approuveraient. »

 

Tu quittes la Guadeloupe pour vivre ton rêve de professionnel du basketball. Comment t’adaptes-tu à ce nouveau rythme ?

Quand je suis parti de la Guadeloupe je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de travail mais au fil des années, lorsque j’ai intégré les Cadets puis les Espoirs c’est venu. Tu es jeune, tu vois les pros qui défilent, tu les vois avant leurs entraînements, avant leurs matchs, ce que je n’avais pas en Guadeloupe donc une fois que tu es dans le moule ça vient tout seul. Les coachs sont là aussi mais ce sont ces joueurs qui te conseillent le mieux. Aujourd’hui, les jeunes commencent encore plus tôt. Ils veulent devenir pros sans savoir vraiment tout ce que ça implique mais une fois que t’as la passion, le reste suit.

Tu es très jeune à l’époque, comment tes parents appréhendent-ils ce projet ?

Personne dans ma famille ne faisait carrière dans le sport. J’ai pris ma décision tout seul mais je savais que mes parents approuveraient. Ils ne m’ont pas mis de bâtons dans les roues. Quand les gens de Cholet sont venus chez moi présenter leur projet, mes parents ont tout de suite accepté. Ils étaient rassurants car ils nous ont expliqué comment ils travaillaient et pas mal d’Antillais avaient déjà rejoint leur programme. De toutes façons moi, je voulais juste partir.

Est-il important d’avoir le soutien de ses proches lorsqu’on passe professionnel ?

C’est important d’avoir le soutien de ses parents. En ce qui me concerne, c’était un peu compliqué pour eux de vraiment s’impliquer parce qu’à l’époque il n’y avait pas internet. Par ailleurs, ça coûtait très cher d’appeler et la distance les empêchait de mettre leur grain de sel ou de venir régulièrement. En 1999, quand je suis arrivé en France, je ne gagnais pas encore ma vie. C’est plus tard, quand je suis passé pro, que je les faisais venir dès que possible. Mes frères et sœurs ne sont jamais venus mais on s’appelle régulièrement, on se Skype, il y a toujours eu ce lien.

Crédits photo : Jean-Paul Loyer

StreetBall…

 

« Dans un match entre amis, on n’ira jamais jusqu’à la bagarre parce qu’on sait qu’il y a des enjeux plus importants. »

 

Le street basket a influencé votre jeu ?

J’ai été un fan mais j’ai arrêté très vite à cause de ma carrière. Quand tu as pratiqué le street basket c’est plus compliqué ensuite de te discipliner. Puis, le jeu de rue te fait prendre des risques, dans les quartiers, tu peux toujours tomber sur un mec mécontent de l’issue de la confrontation et on ne sait jamais comment ça peut se terminer. Quand j’ai envie de jouer en dehors des matchs officiels, je joue contre des amis, des frères et sœurs parce qu’il faut faire attention à ne pas se blesser. C’est aussi pour cette raison que j’ai arrêté les tournois. Ça m’arrive quand même encore quand je descends en Guadeloupe d’affronter d’autres joueurs mais ce n’est plus pareil. On ne peut plus trop chambrer. L’été dernier, j’ai été jouer sur un terrain que je ne connaissais pas, il y avait environ 25 joueurs. Quand on est passés au cinq contre cinq, deux d’entre étaient sur moi en permanence, même quand je n’avais pas la balle. Ce n’était pas normal. Il y en a qui sont toujours en train de vouloir prouver alors même qu’il n’y a pas de recruteurs, ça ne sert à rien.

N’êtes-vous pas justement très tôt dans cette volonté de vous mesurer les uns aux autres sur le terrain ?

Oui on est là-dedans très tôt mais on sait faire la différence entre un match de détente et un match de compétition. Dans un match entre amis, on n’ira jamais jusqu’à la bagarre parce qu’on sait qu’il y a des enjeux plus importants. Quand il y a un recruteur c’est pas pareil. Cela dit, mieux vaut parfois jouer toujours à fond plutôt que de s’économiser en général et risquer de se blesse en voulant tout donner devant un recruteur. Le risque de blessure est là tout le temps.

Le rêve Américain…

 

« Les déplacements font partie de ce que j’ai le plus aimé. »

 

Tu rejoins les Seattle SuperSonics puis les LA D-fenders. Comment se passe ton intégration aux Etats-Unis ?

Tout s’est très bien passé. J’avais Johan Petro, qui était déjà là l’année d’avant donc ça s’est passé tranquille. Il y avait aussi Mohamed Saer Sene, un Sénégalais qui jouait déjà en France et en Belgique, on est arrivés en même temps donc je n’étais pas tout seul.

Avais-tu déjà été aux Etats-Unis auparavant ?

L’année d’avant j’avais été à New-York pour la draft. Avant ça, j’avais déjà connu l’exile en Espagne donc je savais pouvoir m’adapter dans un autre pays.

Les codes sont différents et les joueurs beaucoup plus encadrés. Que retiens-tu de cette expérience ?

Sur le terrain c’est différent mais ça reste du basket. En dehors c’est autre chose. La salle d’entraînement, la salle de musculation, ça n’a rien à voir. Les déplacements font partie de ce que j’ai le plus aimé. Un jour tu pouvais être à New-York et le lendemain à Philadelphie, dans un avion privé, bien installé.

As-tu ressenti plus de pression en rejoignant la franchise ?

Non, tu le vis plus comme un rêve. Il aurait fallu que je joue plus longtemps et que je sois plus sur le terrain pour ressentir cette pression comme en Equipe de France ou dans mon équipe actuelle. Après, t’as toujours la pression quand tu te retrouves dans une nouvelle équipe, une nouvelle ville, une nouvelle salle mais après deux ou trois matchs ça redescend.

On dit que les Français draftés en NBA ont tendance à se relâcher une fois leur contrat signé. Est-ce vrai ?

Ça c’est partout. Beaucoup vont faire une saison énorme lorsqu’ils arrivent en fin de contrat et aussitôt qu’ils signent à nouveau pour deux, trois ou quatre ans, on se rend compte qu’ils ne fournissent pas vraiment ce qu’on attend d’eux. Personnellement, je n’ai pas eu l’occasion de signer ce genre de contrat pour me le permettre (rires). Honnêtement, même dans l’âme, j’ai toujours voulu bien faire tout le temps sur le terrain.

Crédits photo : Jean-Paul Loyer

Jeune golden boy…

 

« (…) Je me suis casé très rapidement. »

 

Comment gère-t-on le fait de gagner beaucoup d’argent très jeune ?

Il faut bien s’entourer. Quand j’étais en Espagne, un joueur m’avait présenté son conseiller financier donc tout le reste s’est bien passé, même avec mes autres équipes. On sait que ça commence tôt et que ça s’arrête tôt donc si on gagne beaucoup d’argent il faut faire attention à ne pas tout dépenser n’importe comment et essayer d’avoir un peu de côté au cas la carrière s’arrête. Ça peut arriver à n’importe quel moment. J’ai eu une blessure des ligaments croisés et j’ai failli ne pas reprendre donc je sais ce qu’on ressent. Ça a changé beaucoup de choses pour moi de l’avoir, j’aurais pu faire tout et n’importe quoi. Avoir l’avis d’un professionnel est toujours mieux.

Comment organise-t-on sa vie sociale en dehors de l’équipe ?

Ça se passe en soirées, en vacances ou via des connaissances. Au-delà de ça, il y a beaucoup de gens qui vous sollicitent sans même que vous les connaissiez donc c’est à vous de faire le tri et de savoir sentir qui est là pour vous et qui est là pour votre argent.

Les personnes intéressées ou mal intentionnées sont-ils des dangers réels auxquels vous êtes confrontés ?

Oui, je l’ai vu. Les joueurs en général ont beaucoup d’ego donc c’est un peu chacun sa merde mais on est tous plus ou moins confrontés aux mêmes situations. Pour ma part, je me suis casé très rapidement donc ça ne m’est pas arrivé. Il vaut mieux être sûr et choisir la personne qui était là quand il n’y avait rien plutôt que celle dont tu vas douter des motivations plus tard.

Les coach et autres encadrants contrôlent-ils vos fréquentations ?

Certains essayent quand on est jeunes mais une fois que tu es professionnel, tu fais ce que tu veux. Dès ton premier contrat tu as ton appartement et tu te débrouilles tout seul, tu prends soin de toi toi-même. Si tu es bien entouré, tu évites ces pièges en général. L’agent prend une bonne partie de l’argent que tu gagnes par rapport à ce qu’il fait donc en dehors du basket, il s’occupe quand même de gérer la façon dont tu manges, tu te reposes, tes sorties, les personnes qui t’approchent etc.

Carribean basketball…

 

« Lorsqu’on croise d’autres joueurs, le simple fait de savoir qu’on est tous les deux de la Guadeloupe crée automatiquement un lien. »

 

Les infrastructures en Guadeloupe sont-elles suffisantes pour vous préparer à une carrière professionnelle ?

A mon époque non. Un peu plus maintenant mais ce n’est pas très développé. Pour moi ça s’est fait grâce à la sélection Guadeloupe mais sinon à part les joueurs du Manolo, qui partaient parce qu’ils avaient les connexions, on n’avait pas vraiment d’exemple. Moi je viens d’une commune du Nord de la Basse-Terre [NDLR : Pointe-Noire] où il n’y a pas grand-chose, où on n’a pas trop de contacts. Aujourd’hui, beaucoup partent par eux-mêmes parce que leurs parents ont plus de moyens pour voyager et les inscrire à des camps.

Ce manque d’infrastructures crée-t-il un écart important avec les joueurs de la Métropole ?

Oui. Eux ont un avantage sur nous. Mais je me dis que maintenant qu’on arrive à faire les détections, c’est à nous de prouver ce qu’on vaut sur le terrain. D’après mon expérience, tous mes coéquipiers métropolitains qui ont grandi ici et eu des parents basketteurs ont eu un parcours beaucoup plus facile que pur quelqu’un comme moi par exemple. Je pense que le premier match pro auquel mes parents ont assisté c’était le mien. C’est un peu ce qui nous manque là-bas.

T’es-tu personnellement impliqué dans le développement du basket sur place ?

Oui. Si on peut donner un coup de main on le fait. Je l’ai fait de nombreuses fois par ailleurs. On a toujours discuté avec les coachs. Chaque été quand je rentre, j’assiste aux tournois de basket et dès que je vois un jeune qui a du potentiel j’essaie de passer le mot.

Y a-t-il une solidarité particulière entre les joueurs guadeloupéens une fois vos carrières respectives lancées ?

Naturellement. Même sans le vouloir. Lorsqu’on croise d’autres joueurs, le simple fait de savoir qu’on est tous les deux de la Guadeloupe crée automatiquement un lien. Par exemple, Florent Piétrus et moi sommes partis pour l’Espagne la même année donc quand je rejoignais Malaga, je savais qu’il était là. Du coup on s’appelait pour se donner de la force mutuellement. C’est aussi ce qui fait qu’on est encore là aujourd’hui parce qu’évoluer seul dans un pays où tu ne connais personne, où tu n’as personne à qui parler c’est dur.

 

La cote de l’ailier…

 

« Certains ailiers sont beaucoup plus agressifs que la version que j’en ai. »

 

Quelle pression pèse sur les épaules de l’ailier ?

Dans le basket d’aujourd’hui l’ailier a moins de pression. Il doit juste être là et se tenir prêt. Je trouve que c’est moins qu’avant, maintenant c’est plus le meneur et le pivot qui ont quasiment le monopole de la balle sur le match. L’allier doit être bon défenseur et décisif parce que généralement, comme c’est le meneur qui joue, il peut t’envoyer la balle sur une action alors que tu es seul, donc tu dois avoir la tête sur les épaules pour prendre la bonne décision. On doit être encore plus attentifs. Le public peut avoir l’impression qu’on est plus nonchalant sur le terrain mais derrière il faut assurer. Il faut réussir à faire quelque chose de positif avec le peu de ballons que tu vas toucher.

Les postes respectifs au sein de l’équipe ont-ils une incidence sur les salaires ?

Ça dépend. Il y a des joueurs beaucoup plus talentueux que d’autres. Tout se calcule par rapport aux stats. Meneur, ailier ou pivot, on est tous sur la même ligne donc le pivot peut faire des passes comme on peut tous en faire. Certains ailiers sont beaucoup plus agressifs que la version que j’en ai. Un ailier ça peut être athlétique et donc fournir un autre type de jeu qui sera plus incisif vers l’arceau que je le suis moi.

Les victoires que tu as remportées avec l’Equipe de France ont-elles fait augmenter ta cote ?

Oui, la cote augmente. Dans les autres équipes, mieux vaut être un joueur international. Tu peux jouer à l’étranger sans l’être mais c’est plus intéressant avec cette étiquette. Les joueurs internationaux sont mieux payés et ont les meilleurs clubs.

Crédits photo : Jean-Paul Loyer

Génération dorée du basketball français…

« Les matchs à enjeux ne passent pas sur les chaînes visibles. »

 

Quels rapports entretenez-vous les uns avec les autres lorsque chacun rejoint son équipe respective ?

On se suit plus ou moins toute l’année, on s’envoie des messages, on regarde les performances des uns et des autres et lorsqu’on se retrouve en Equipe de France, on essaie de recréer le lien qu’on avait l’année d’avant pour installer le plus rapidement une cohésion d’équipe.

Vous impliquez-vous auprès de vos homologues féminins ?

On essaie d’aller voir les matchs dès qu’on est libres. C’est un basket différent mais ça reste le même sport.

En quoi le basket féminin est-il différent de celui que vous pratiquez ?

Il y a beaucoup moins d’actions spectaculaires. Elles font moins le show mais leur jeu est plus technique que le basket qu’on joue. Leur mentalité, la façon dont elle jouent, si on faisait pareil on serait peut-être plus forts.

Hommes et femmes s’accordent pour dire le manque de visibilité du basketball en France. Quel regard portez-vous sur cette problématique ?

On ne pourra jamais y arriver, on n’est pas assez forts. Il faudrait peut-être que tous les autres sports se rejoignent pour se faire entendre. Si on regarde le Hand par exemple, les joueurs ont quasiment tout gagné mais ça n’a jamais fait autant de bruit que quand les footballeurs ont gagné la Coupe du monde. On essaie comme on peut avec les réseaux sociaux maintenant mais ça reste très compliqué. Les matchs à enjeux ne passent pas sur les chaînes visibles. L’été dernier, l’Equipe de France de basket a battu les Etats-Unis mais ni la demi-finale ni la petite finale n’ont été diffusées à la télé. Pendant ce temps, le rugby passe bien sur France 2. Quelques temps après cette victoire d’ailleurs, il y avait la Coupe du monde de rugby à laquelle la France ne participait même pas mais les matchs étaient diffusés. On ne pèse pas assez lourd.

Avez-vous constaté une différence avec d’autres pays d’Europe par exemple ?

L’écart est énorme. Ne serait-ce qu’entre la France et l’Espagne. Là-bas, les matchs passent à la télé, entre 10 et 15 000 personnes minimum assistent à chaque match. Ici, 8000 personnes c’est une salle bien remplie. Il y a aussi une grande différence par rapport à la communication. On a beau le faire nous, sur nos réseaux sociaux respectifs, c’est à la ligue de faire ce boulot-là. Je pense qu’ils font ce qu’ils peuvent.

 

L’avenir, en dehors du terrain…

« (…) J’ai quelques petites idées. »

 

Quel est ton plus beau souvenir ?

Mon titre de 2013 avec l’équipe de France. On avait bien galéré pour l’avoir. On aurait pu le décrocher en 2005, des années auparavant donc avec ma génération, Tony Parker, Flo [NDLR : Florent Piétrus], Boris Diaw ; on avait déjà eu le bronze et l’argent. On ne pouvait pas quitter l’Equipe de France sans avoir eu une médaille d’or.

Vos clubs vous incitent-ils à envisager l’après-carrière au plus tôt ?

Pas vraiment. Mon conseiller financier m’a fait faire quelques placements et quelques acquisitions mais sinon on ne nous prépare pas trop à ça. Il faut y penser le plus tôt possible. Moi, je commence à y réfléchir là, j’ai quelques petites idées. Il faut trouver le bon truc pour ne pas regretter ensuite.

Quelles voies s’offrent à vous si vous souhaitez rester dans le domaine du basket ?

Il est important de terminer sa carrière dans une équipe dans laquelle tu auras apporté un peu et donc avec laquelle tu pourras éventuellement avoir des perspectives pour l’après. Vous pouvez vous adresser au président ou au manager, par exemple un an avant la fin du contrat. Il faut défendre les couleurs de l’équipe et formuler votre projet de devenir coach ou assistant et voir ce qui est possible ou pas. J’y ai pensé mais pour le moment j’envisage une toute autre option, qui n’a rien à voir avec le sport.

Si tu n’étais pas devenu joueur de basket professionnel, en quoi te serais-tu rêvé ?

En joueur de basket professionnel (rires). Plus sérieusement, j’aurais voulu être chef cuisinier. Aux Etats-Unis, on avait un chef qui préparait tous nos repas donc là-bas, cuisinier pour une équipe ça peut être un kiffe. En tous cas, je veux être chef quoiqu’il en soit donc j’y travaille actuellement. J’aime cuisiner mais il me faut les bases. Avoir son propre restaurant c’est un risque donc il faut bien préparer tout ça. Une fois ma carrière terminée, d’ici quatre ou cinq ans, si je suis bien dans ce que je fais et que j’acquiers suffisamment d’expérience dans le métier pourquoi pas.

Crédits photo: Julien Piffaut

La routine de Gelabale…

 

« C’est une question de confiance en soi et ça tient aussi au fait que les gens vous apprécient. »

 

Comment aimes-tu t’occuper quand tu ne joues pas ?

J’aime faire à manger, en écoutant de la musique. Plutôt reggae, dance hall, je suis resté très local..

As-tu un morceau de prédilection ?

Plusieurs. J’aime bien écouter Gwadada, un ancien son d’Admiral T, les sons de Kalash aussi. J’aime écouter les sons Antillais parce que je viens de là-bas et ça me reboost. Les sons jamaïcains c’est plus quand j’suis posé dans le bus, tranquille.

Quels conseils aurais-tu aimé recevoir au début de ta carrière ?

On ne me l’a pas donné mais je l’avais déjà : bosser. Avant de partir et même le jour du départ, j’étais tout le temps sur le terrain. Tous les jours. Il ne faut jamais relâcher, toujours travailler et mettre en pratique sur le terrain. Parfois, quand tu es jeune tu peux être un peu intimidé et ne pas réussir à montrer tout de suite ce que tu sais faire. Lâchez-vous, faites-vous plaisir. Si vous êtes sur le terrain c’est que vous en êtes capables donc allez-y et le reste viendra tout seul. C’est une question de confiance en soi et ça tient aussi au fait que les gens vous apprécient. Par exemple, j’ai un coéquipier super bon qui va devoir changer d’équipe parce que le coach ne l’aime pas. Donc c’est toi et ta chance. Si on t’aimes, tu peux percer facilement, si on ne t’aimes pas c’est à toi de montrer que tu n’es pas là par hasard et que tu vas surmonter tout ça.

 

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SK est la rédactrice/ journaliste du secteur Politique, Société et Culture. Jeune femme vive, impétueuse et toujours bienveillante, elle vous apporte une vision sans filtre de l'actualité.

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