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Fara-Fara: une pièce sur le drame congolais, l’exil et la rupture de l’être

Société

Fara-Fara: une pièce sur le drame congolais, l’exil et la rupture de l’être

Par SK

Fara-Fara est une pièce écrite par Alice Carré, inspirée par le parcours de Christian Bena Toko et mis en scène par Malick Gaye. Le spectacle est en partenariat avec le Rocher de Palmer, le Glob Théâtre, MC2A et la Compagnie Tam-Tam (Kinshasa) et le festival Yango (Kinshasa). Un récit qui met en scène la difficile réalité des congolais expatriés en Europe, revenant sur les origines de leur départ (la guerre) pour arriver jusqu’à la confrontation douloureuse avec le fantasme occidentale. Fara-Fara, c’est le regard d’une génération sacrifiée.

Mettre en scène l’indicible

La République démocratique du Congo, ou le Grand Congo comme on l’appelle, est déchirée à l’est par un des conflits les plus meurtriers du XXème siècle. Un pays insolemment grand et riche qui tente de se remettre d’une colonisation belge des plus atroces, d’une dictature et se débat quotidiennement avec les exactions et les velléités politiques. Dans ce drame à huis clos, quelle est la place des êtres humains qui payent une dette inconnue ? Fuir, s’exiler, se reconstruire; comment vivre, même ailleurs, lorsque l’âme est meurtrie. Dans Fara-Fara, qui signifie ‘Face-à-face en lingala, c’est aux congolais qu’on donne la parole et une tribune pour exprimer un mal qui les poursuit, cumulé à la déception face aux chimères de l’eldorado européen.

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Pour ce faire, l’auteure, Alice Carré, utilise les codes familiers à cette société congolaise qui vit malgré tout: la sape, la fête et la musique surtout. Cette dernière occupe une place centrale dans l’existence des enfants de Afonso I. Ici, elle est utilisée pour soutenir l’intrigue, comme un personnage à part entière. Autour du personnage principal, Bralima (Christian Bena Toko), l’auteur décline la guerre à plusieurs niveaux: la guerre politique, la guerre musicale, la guerre vestimentaire et la guerre des marques. Au travers de dates clés, décisives pour le sort des concernés, le spectateur revit le développement de cette république indépendante depuis 1960 et que laquelle le monde entier a éteint la lumière.

La pièce est une immersion dans l’esprit d’une génération meurtrie qui cherche à réconcilier son histoire avec son destin, son passé avec son avenir, ses blessures avec ses rêves.

 

Fara-Fara: du 17 au 21 mai au Théatre de Belleville

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