ENTREPRENEURIAT

She got Game : Femme d’Influence ou l’académie des femmes d’ambition

Femme d’influence accompagne les femmes d’ambition dans leur parcours de développement personnel. A coup de modèles et de citations puissantes, le média se positionne comme une étape importante pour la confiance en soi de futures leaders encore en proie au doute. Au cœur d’une communauté de plus de 2 millions d’internautes, qui s’accroît chaque jour un peu plus, Femmes d’influence accompagne ces candidates qui veulent voir augmenter leur impact sur le monde. Nous avons rencontré Sarah Yakan, la femme qui se cache derrière ce projet ambitieux.

Soyez la femme que vous voulez devenir

« Je pense que c’est un besoin humain que de s’affirmer et d’avoir une aura positive sur les gens qui nous entourent.»

S’affirmer mais comment ? C’est à cette question que Sarah Yakan a souhaité apporter des éléments de réponse. En créant Femme d’influence, elle s’est donné pour mission de motiver ces femmes qui manquent parfois de confiance en elles pour exister de tout leur être. « Les femmes ont toujours besoin d’avoir confiance en elles, de prendre le contrôle de leur vie et d’avoir une certaine influence sur les autres. » Ayant identifié un aspect important de ce qui incarne la réussite au féminin, la fondatrice a choisi de s’appuyer sur des éléments de valorisation que mettent à disposition les internets: «Je me suis beaucoup inspirée de tout ce qui est anglo-saxon». Citations et images de stars ou de personnages de fictions charismatiques inondent le compte Instagram suivi par près de 2 millions de personnes. En outre, les sources d’enseignement capables d’encourager ce processus se trouvent aussi dans des domaines plus intimes tels que la foi : «La spiritualité est importante pour les communautés aussi bien africaines, arabes, toutes religions confondues puisque l’on parle de Dieu», qu’elle ne se prive pas de faire intervenir : «La foi n’est pas un sujet qu’on va placer au-dessus des autres mais une chose dont on va parler naturellement puisque ça intéresse notre cible. Quand on regarde les statistiques on constate que c’est un vrai besoin. On met donc en avant des citations extraites des livres saints les plus connus, le coran et la bible en l’occurrence, comme n’importe quelle autre citation qui sert au développement personnel. »

Photo: @sara.yemoja / Maquillage: @laura.e_pro / Stylisme: @mijesparis

L’initiative porte ses fruits et révèle un besoin de conseils. Néanmoins, ces post, aussi inspirants qu’ils soient peuvent-ils à eux seuls régler une lacune aussi profonde ? Sur ce point Sarah Yakan est lucide sur le rôle de Femme d’influence :

« Nous faisons office d’intermédiaires pour la prise de conscience. La seule lecture des phrases motivantes qu’on poste n’est pas suffisante. Ces post sont un appel. A la lecture de ces phrases les femmes prennent conscience de certaines choses, quand elles lisent les articles, elles vont un peu plus en profondeur et quand elles lisent des livres, elles vont encore plus loin. Pour un véritable changement, il leur faut mettre en pratique tout ce qu’elles apprennent de ces lectures. Ensuite, il y a l’action et ça, on ne peut pas le faire à leur place. En revanche, on peut leur montrer et les aider à réaliser cette action-là. »

S’affranchir du passé pour se réaliser enfin

« Lorsqu’il y a des traumatismes, ce n’est plus du développement personnel. »

Le développement personnel a le vent en poupe ces dernières années. On ne sait pas exactement ce que cache ce concept importé des Etats-Unis toutefois, coachs et autres nouveaux métiers qui s’attaquent aux émotions et aux souhaits pullulent sur la toile et ailleurs. L’engouement, révélateur d’une réelle détresse pose obligatoirement la question du risque de manipuler les esprits. Entre thérapie et recherche de motivation la frontière est mince mais les dégâts potentiels catastrophiques. Cela, Sarah Yakan en a parfaitement conscience :

« Pour se développer personnellement, il faut régler les problèmes du passé. Nous n’intervenons qu’une fois que ces questions sont réglées et que tu peux avancer. De manière générale, peu nombreuses sont les femmes de notre audience qui souffrent de ces troubles et traumatismes mais quand l’incapacité relève d’un mal plus profond, je pense qu’il et mieux d’aller consulter un spécialiste. » Ainsi, entrer dans la phase de développement de son impact sur autrui et sur le monde passe par un assainissement certain de sa psyché. Il faut être libre des blessures que portent son histoire, de l’enfance à l’âge adulte afin d’espérer prospérer : « Le développement personnel entre dans le même thème, néanmoins, car il te permet justement de mettre le doigt là-dessus et savoir où tu en es ».

Photo: @sara.yemoja / Maquillage: @laura.e_pro / Stylisme: @mijesparis

Apprenties business women

Alliant la parole à l’action, Sarah Yakan souhaitait aller plus loin. Aussi vrai que les visuels estampillés de messages inspirants ne suffisent pas; aussi vrai que projeter la position de chef d’entreprise crée un fantasme auquel les working girls s’identifient volontiers ne suffit pas; il fallait dispenser ces clés de développement dans un espace réel : « C’est la question qui revient souvent, comment se lancer ? » Ainsi naquit Femme d’influence Académie. Cet espace en ligne, unique en son genre, propose des formations pour celles qui désirent devenir des cheffes d’entreprises prospères:

«Lorsque je me suis lancée dans l’entrepreneuriat et que j’ai développé mon entreprise, j’ai appris et acquis beaucoup de compétences en autodidacte. Beaucoup de personnes me demandaient comment j’avais fait. J’ai alors compris que motiver les gens ne suffisait pas, il fallait aussi leur expliquer comment se réaliser. Les gens ont besoin de savoir comment on fait. »

Bien que principalement axées sur le digital et le e-commerce, ces formations couvrent également des domaines plus intimes, via des formations personnalisées. Cette structure est aujourd’hui la principale source de revenus de l’entreprise Femme d’influence :

« Ça montre aussi que l’on est de plus en plus conscients de la réalité du marché et de l’insuffisance du diplôme en soi. Les gens sont aussi un peu défaitistes et veulent du coup devenir entrepreneurs, gagner de l’argent, devenir influenceurs, Youtubeurs. Les nouveaux métiers permettent une certaine aisance financière et je crois que les gens veulent se diriger vers ça. Ils ne veulent plus attendre dix ans pour gravir les échelons au sein d’une entreprise, sans garantie que cela arrive par ailleurs». Mais n’entreprend pas qui veut, surtout avec les obstacles qu’oppose la société à certaines catégories de la population. A cette problématique, la cheffe d’entreprise oppose son propre parcours :

« S’il y a bien une chose que j’ai remarquée c’est que dans l’entrepreneuriat, la différence homme-femme est plus effacée. Le côté noir et jeune a plus joué dans mes difficultés pour travailler avec des marques par exemple».

Les hommes et les femmes d’influence

« Les hommes vont souvent vivre difficilement le fait que leurs femmes gagnent en assurance ».

L’émancipation sociale et économique de ces femmes déterminées et carriéristes ne s’envisage pour autant pas sans leurs alter-ego masculins. Femme d’influence veut participer à l’émergence de compagnes potentielles, sûres d’elles et de leur valeur, qui siéront en toute harmonie à des hommes aussi influents et désireux qu’elles de bâtir une vie à deux. Une question délicate là où l’avancée des droits des femmes terrifie encore nombre de ces messieurs. Deux profils d’hommes se dégagent alors parmi les internautes masculins, exprimant deux rapports différents à cette initiative :

Photo: @sara.yemoja / Maquillage: @laura.e_pro / Stylisme: @mijesparis

« Quand le numéro de l’entreprise était affiché sur nos réseaux sociaux, je recevais des appels d’hommes qui se plaignaient. Par exemple, l’un d’entre eux nous a reproché d’avoir posté une citation que sa femme lui avait ressortie en pleine figure. Il était énervé et menaçait de la mettre dehors. Je pense que c’est nouveau pour eux de voir que les femmes n’ont pas nécessairement besoin d’eux et s’affirment. Cette volonté de les aider à se réaliser pleinement les dérange et leur fait souvent peur. Je pense au contraire qu’ils devraient le prendre autrement. Les femmes ont envie d’élever le niveau donc ils doivent se montrer à la hauteur ». Femme d’influence créée aussi des émules chez la gente masculine qui trouve constructif d’avoir son propre espace d’échange, calqué sur le même modèle :

« Beaucoup d’hommes nous demandent l’autorisation de créer une version masculine. J’apprécie la démarche, ce respect du travail et du business. Le fait qu’on reconnaisse que c’est ton idée, que je veux l’adapter et que j’ai besoin de ton aval. Je trouve que c’est une bonne idée en tout cas mais il faut que ce soit un homme qui la mette en place parce qu’on est vraiment différents. Nous ne sommes pas touchés par les mêmes choses, nous ne subissons les mêmes pressions, d’ailleurs il faut insister là-dessus. On ne le dit pas assez, les hommes aussi subissent une pression sociale, des injonctions à être fort, à ne pas pleurer, à tout prendre en charge».

Photo: @sara.yemoja / Maquillage: @laura.e_pro / Stylisme: @mijesparis

Couples d’influence

A la question « Qu’est-ce qu’un couple d’influence ? », Sarah Yakan répond :

« Ce sont plus que des amoureux. Ce sont des partenaires. On parle de branding de couple, à la vie comme dans les affaires, d’où l’importance du mariage qui est le seul moyen de concrétiser cette influence ensemble. Le couple devient alors une entreprise et c’est là qu’est l’influence, on a un projet commun et on devient une marque ».

En 2018, la plateforme décide de matérialiser son programme d’inspiration en organisant des événements. Couples d’influence est sans doute le plus retentissant d’entre eux. Avec sa chargée de communication, Emilia Mambissa, Sarah entreprend de faire venir en France 3 couples influents. Influents par leurs parcours respectifs, par le duo solide qu’ils forment à la vie comme au travail et le marketing de leur association; ils acceptent de faire le voyage. Sur scène, face à des milliers de spectateurs, ils ont fait le show et abordés les thématiques importantes de ce que mettent généralement les femmes derrière le mot « réussite » : « Les femmes ne se sentent pas accomplies tant qu’elles n’ont pas trouvé la bonne personne».

A l’heure où les revendications d’émancipation des genres se heurtent parfois au désir de construire une vie à deux, l’empowerment révèle que la cellule couple demeure essentielle. L’audience Femme d’Influence, en dehors de quelques exceptions, semble également partager ce point de vue : « Si tu penses qu’on n’a pas besoin d’homme pour être complète et que tu veux te battre contre ça, c’est du militantisme. Moi je ne le combat pas, je réponds à un besoin». Si réussir équivaut aussi, voire d’abord, à pouvoir fonder une union solide aussi efficace dans l’intimité que dans les affaires, la problématique du célibat vient entraver la démarche : «Il y a plusieurs situations qui engendrent le célibat mais la première c’est souvent l’incapacité à trouver le partenaire adéquat». La pression sociale renforçant le désir de « se poser », beaucoup parmi ces femmes agissent désespérément : « Finalement, on arrive à la trentaine, on n’a personne et ça peut pousser à prendre un homme par dépit, qu’on n’aurait jamais regardé des années plus tôt». Femme d’influence s’engage pour contrer ce phénomène :

«Nous encourageons au contraire les femmes à garde leur cap. Vous allez être avec quelqu’un aujourd’hui mais dans cinq ans vous en pleurerez. Vous n’aurez pas accompli vos objectifs parce que vous êtes avec un homme qui ne vous correspond pas et entrave votre réussite parce qu’il sera peut-être en concurrence avec vous ou jaloux. Ce sont des choses qu’on voit mais qu’on refuse de regarder en face. Nous combattons cela. Prenez quelqu’un qui correspond à ce que vous voulez devenir parce que le but c’est de construire ensemble». Parmi les éléments qui compliquent cet accomplissement personnel, la rareté des espaces de rencontre et la propagation des préjugés arrivent en tête de liste :

Photo: @sara.yemoja / Maquillage: @laura.e_pro / Stylisme: @mijesparis

«Hommes comme femmes, nous avons des préjugés les uns sur les autres dans la communauté. Je l’ai surtout expérimenté quand je vivais en banlieue. Les hommes ont de vrais préjugés sur les femmes noires et ne s’y intéressent pas du tout. Ils vont se cacher derrière l’excuse « ce sont mes sœurs ». Ils préfèreront les maghrébines ou les métisses et plutôt les blanches lorsqu’ils se sont élevé socialement. Les femmes, elles, ont comme préjugés qu’eux n’aiment pas les femmes noires ou qu’ils ne sont pas assez instruits pour elles. Cela empêche les rencontres et le développement de la communauté. Si chacun est de son côté, comment fait-on? C’est problématique parce qu’on dit que les représentations comptent et donc celles du couple encore plus. Avoir une représentation de couple noir d’influence ça fait rêver beaucoup d’entre nous parce qu’on n’a pas l’habitude d’en voir en France. Lorsqu’on poste un couple noir, on ressent la fierté et à contrario, lorsqu’on met un couple mixte, on ressent la frustration. La critique des couples mixtes est réelle».

 

Femme d’influence et cellule familiale

S’interroger sur l’organisation de rencontres sentimentales, à l’aspiration à une vie de couple épanouie pose simplement l’angle de la construction d’une famille. Sarah Yakan soutient que dans l’imaginaire des apprentis femmes d’influence et femme influentes déclarées, l’idée de l’accomplissement suprême passe souvent par l’étape ultime : fonder une famille. Exceller en milieu professionnel, avoir des responsabilités, vivre une aventure enrichissante avec un alter ego est sanctionné par l’acte de donner la vie : « Tu deviens une femme d’influence parce que les gens veulent te ressembler donc, si la plupart des gens veut des enfants et que tu n’en n’as pas, tu réduis forcément ton pouvoir d’influence. Les gens ne vont pas s’identifier. De même, si tu réussis professionnellement et que tu n’es pas en couple». Toutefois, cette tendance forte dans les statistiques n’empêche pas nécessairement chaque femme de définir elle-même son propre schéma d’accomplissement :

« Oui, il y a de femmes d’influence qui n’en veulent pas. Ce n’est pas une obligation et il y a des exceptions. Oprah Winfrey, par exemple, est une femme d’influence et pourtant elle n’est pas mère. Il faut surtout être consciente de ce que tu veux et de l’idéal auquel tu aspires». Avec Femme d’Influence, Sarah Yakan entreprend de contribuer à l’avènement de la femme de demain, incarnée par toutes les femmes qui veulent être. Etre, elles, ici et où qu’elles soient ; maintenant et au-delà.

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Les actus FI

L’application Femmes d’influence arrive bientôt :

«Ça fait longtemps qu’on nous la demande. Les gens vont de moins en moins sur les sites internet parce qu’ils utilisent leur Smartphones. Il faut répondre à ce besoin, se mettre à jour, innover. Il est important d’avoir une application car cela te permet de ne plus dépendre uniquement des réseaux sociaux. Je suis traumatisée par les pages qui sont supprimées brutalement. Tu ne peux rien y faire parce que ça ne t’appartient pas en fait. J’ai eu affaire à un hacker sur Instagram l’année dernière, ça m’a coûté 300 000 followers. Il m’a fallu un mois pour récupérer mon compte mais combien y parviennent ? Sans compter les bugs».

En somme, mesdames, votre passage sur terre aura été vain si vous traversez cette vie sans en prendre le contrôle. Etre soi-même, envers et contre tout, ça commence aujourd’hui et, si toutefois vous avez besoin d’un coup de pouce, rendez-vous sur

 

IG : femmedinfluencemag

FB : Femme d’Influence

Les formations de la Femme d’influence académie :

Femme d’influence académie est une plateforme sur laquelle on retrouve de nombreuses formations sur le développement digital marketing comme créer son kit média, augmenter son following sur Instagram, créer son business plan. Ce sont des cours et vidéos, mis à jour mensuellement et accompagnés de cahiers d’exercices. La formation dure environ 1h en tout. On conseille de la suivre durant un mois. Nous créons également des contenus et faisons appel à des intervenants extérieurs sur les sujets qu’on ne maîtrise pas.

Les thèmes récurrents :

  • L’entrepreneuriat : 85% des femmes de l’audience veulent être entrepreneures
  • La carrière professionnelle (position sociale, revenus)
  • Le mariage
  • L’épanouissement personnel et professionnel

SK est la rédactrice/ journaliste du secteur Politique, Société et Culture. Jeune femme vive, impétueuse et toujours bienveillante, elle vous apporte une vision sans filtre de l'actualité.

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