SOCIÉTÉ

Indignation après l’homicide d’une femme noire par des policiers blancs

Breonna Taylor, 26 ans, a été abattue de huit balles par des policiers en pleine nuit dans son appartement. Ceux-ci étaient entrés dans son immeuble à la recherche d’un criminel qui n’habitait pourtant plus l’immeuble et était déjà en détention.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.media

La tragédie a eu lieu le 13 mars 2020 dans la ville de Louisville dans le Kentucky. La victime, qui travaillait comme ambulancière,  dormait avec son compagnon Kenneth Walker. La police, quant à elle, recherchait un suspect ayant résidé dans le même immeuble que le couple. Pour l’appréhender, les policiers avaient obtenu un mandat de perquisition dans cet immeuble. Ceux qu’ils ne savaient toutefois pas, c’est que le suspect n’habitait plus dans l’immeuble. Pire, il était déjà en détention. Dans leur ignorance, les policiers enfoncèrent la porte d’entrée de l’appartement  et surprirent ses habitants en plein sommeil. Devant l’infraction, Kenneth Walker, qui disposait légalement d’une arme à feu, ouvrit le feu sur un des policiers. Breonna Taylor fut atteinte par huit balles. Walker a été arrêté pour tentative de meurtre sur un policier. Pourtant aucun de ces derniers  n’avait, deux mois plus tard, été inquiété par la police.

L’avocat de la famille  de Breonna Taylor, Ben Crump a exigé des réponses de la part de la police de Louisville qui n’a apporté aucune explication et n’a pas assumé la responsabilité de la mort de leur cliente.

De son côté Robert Eggert, l’avocat de Kenneth Walker, a maintenu que les policiers ne s’étaient pas présentés, ce qui aurait conduit son client à ouvrir le feu pour se défendre de ce qu’il pensait être des cambrioleurs.

Le contexte de la mort de Breonna Taylor reste donc obscur. Malgré cela, cette mort d’une Noire non-armée par des policiers blancs s’inscrit auprès d’une partie de l’opinion publique  dans la lignée des événements tragiques qui avaient donné naissance quelques années plus tôt, aux mouvements Black Lives Matter et #SayHerName (dédié au manque de médiatisation des victimes féminines noires de bavures policières).

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