MODE & BEAUTÉ

Les cosmétiques destinés aux peaux noires sont les plus dangereux !

L’industrie cosmétiques intoxiques plus les peaux noires et métisses! C’est le bilan d’une étude publiée dans le American Journal of Obstrectics and Gynecology qui révèle ainsi que les produits de beauté pour femmes noires et métisses seraient bien plus nocifs que les autres.

Une étude menée en 2017 par des chercheurs américains de l’université George Washington a montré que les cosmétiques pour peaux noires et métisses contenaient plus de produits toxiques et de perturbateurs endocriniens. Ces produits concentreraient plus de substances toxiques comme des parabènes, des stéroïdes, des œstrogènes, du mercure ou encore des dermocorticoïdes.

A la lecture de l’étude, nous pouvons explorer plusieurs faits :

1.       Les femmes noires utilisent plus de produits cosmétiques

Les produits de « beauté multiculturels » ont devancé l’ensemble du marché des cosmétiques. En effet, les consommateurs afro-américains achètent 9 fois plus de produits de beauté que les autres groupes. Les femmes afro-américaines et Caribéennes sont donc plus susceptibles d’utiliser un plus grand nombre de produits capillaires et en grande quantité. Ainsi, elles sont plus exposées aux produits chimiques.

2.       Les cosmétiques dédiés aux femmes noires et métisses sont plus dangereux

« Les crèmes éclaircissantes peuvent contenir de l’hydroquinone, des corticostéroïdes topiques ou du mercure inorganique ». La Food and Drug Administration des États-Unis a fixé un niveau maximal admissible de 1 ppm de mercure dans les produits pour la peau. Or, le mercure continue d’être non réglementé et disponible à l’extérieur des États-Unis. Cependant, ils sont encore utilisés par certaines populations aux États-Unis. Notamment les femmes américaines, dominicaines et mexicaines.

3.       L’industrie cosmétique utilise stratégiquement les standards de beauté raciaux

« La distribution massive d’images qui idéalisent la blancheur peut influencer les ventes de lisseurs, d’éclaircissants pour la peau et de produits masquant les odeurs ». Ainsi, la discrimination raciale fondée sur les normes européennes de beauté peut entraîner un racisme intériorisé. Ceci, en vu d’obtenir des cheveux plus lisses ou une peau plus claire. L’utilisation de produits de beauté constitue donc une façon dont la discrimination structurelle devient biologiquement intégrée.
Les facteurs externes, tels que la publicité ciblée, peuvent influencer l’utilisation de ces produits. Les chercheurs soulignent ainsi le succès de l’industrie mondiale de l’éclaircissement de la peau comme preuve de la préférence mondiale pour la peau blanche / claire. Il s’agit d’une hiérarchie sociale basée sur des gradations de couleur de peau qui discrimine la peau plus foncée.

4.       Les conséquences sanitaires sont plus graves chez les consommateurs noirs et métis

« Les produits capillaires utilisés par les femmes afro-américaines sont plus susceptibles de contenir du placenta et des produits chimiques industriels, tels que les parabens, qui affectent les voies œstrogéniques ». Ainsi, l’utilisation de produits capillaires chez les femmes afro-américaines a été associée à un risque accru de ménarche précoce et de tumeurs utérines. Il existe également des risques de cancer du sein chez les femmes afro-américaines.

5.       La population noire et métisse est exposée de façon plus précoce aux cosmétiques

L’utilisation de ces produits commence souvent tôt. « Dans une enquête menée auprès de 201 filles afro-américaines, près de la moitié des parents ont signalé la première application de défrisants chimiques aux cheveux de leurs enfants entre l’âge de 4 et 8 ans ». Ces produits engendrent un développement reproductif précoce, comme le bourgeonnement des seins.

Nous pouvons en conclure que les femmes noires et métissent sont des cibles privilégiées de l’industrie du cosmétique. De par leur grande consommation et la précocité de l’utilisation des produits, elles constituent, à leur dépends, une grande partie de leur clientèle. Ceci, alors même que nous constatons avec cette étude qu’elles sont les cobayes de cette industrie!!

Alors une question se pose: préférons-nous répondre aux standards de beauté définis par ceux-là même qui nous tuent à petit feu, ou préserver notre santé, notre fierté et celles de nos enfants?

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Sources:

The environmental injustice