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Musée de l’esclavage : le Conseil de Paris accepte la demande du CRAN

Politique

Musée de l’esclavage : le Conseil de Paris accepte la demande du CRAN

Par Makandal Speaks

Le 26 septembre 2017, le Conseil de Paris adoptait une résolution favorable à la création d’un musée de l’esclavage.

La construction de lieux de mémoire relatifs à l’esclavage et aux traites négrières est une demande récurrente de la communauté noire de France. Sur le plan associatif, c’est le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) qui a, à de nombreuses reprises porter cette question sur la scène publique. On se souviendra notamment de la mobilisation, forte de plus de 150 associations, pour demander réparations du crime contre l’humanité dont s’est rendu coupable la France.

Il s’agissait, pour l’association de défense des populations noires de France, de pousser la République à créer une fondation mémorielle et un musée de l’esclavage. L’ancien président, François Hollande, avait accédé à cette requête le 10 mai 2016 et s’était engagé à matérialiser l’accord. Un an plus tard, La Fondation pour la mémoire de l’esclavage était créé. Elle accueille d’ailleurs, dans son Conseil d’orientation, Louis-Georges Tin, le président du Cran. Cependant, la question du musée de l’esclavage semblait être passée à la trappe. 

Musée de l'esclavage

C’était sans compter sur l’opiniâtreté du Conseil Représentatif des Associations Noires en la matière, puisque mardi 26 septembre 2017, le Conseil de Paris a émis que :

“le projet de création d’un musée de l’esclavage, de la traite et de ses abolitions soit travaillé entre l’État, la ville de Paris, les associations concernées et le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage”. [1]

Ainsi, le musée de l’esclavage que le CRAN appelait de ses vœux en guise de réparation devrait voir le jour prochainement. Une véritable victoire. En réaction à cette décision, Louis-Georges Tin a tenu à remercier le groupe communiste-front de gauche sur proposition duquel la résolution avait été soumise :

“Ce musée s’inscrit dans le cadre de notre campagne pour les réparations. Nous avons obtenu la Fondation, et maintenant le musée. C’est une victoire historique pour le Cran. Cette réparation est due non seulement aux descendants d’esclaves, mais à tous ceux qui croient à la liberté, et à la justice.” [1]

Musée de l'esclavage

En novembre 2011, Louis-Georges Tin succède à Patrick Lozès à la tête du CRAN.


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Notes et références

[1] « VICTOIRE! MUSÉE DE L’ESCLAVAGE : LE CONSEIL DE PARIS ACCÈDE À LA REQUÊTE DU CRAN », publié le 26 septembre