POLITIQUE

Le Mouvement National des Survivant.e.s de violences sexuelles exige des excuses du président Tshisekedi

Le Mouvement National des Survivantes de Violences Sexuelles de la RDC est composé de survivant.e.s de violences sexuelles liées au conflit. Le mouvement compte aujourd’hui près de 2000 membres qui se sont organisés afin de lutter contre cette violence en parlant en leur propre nom.

Le Mouvement National des Survivant.e.s de violences sexuelles exige des excuses publiques et officielles du président de la République, Félix Tshisekedi

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences sexuelles en zone de conflit, ce 19 juin, le Mouvement National des Survivant.e.s de violences sexuelles a publié un mémorandum à l’adresse du chef d’État de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, pour le pousser à considérer la situation critique des victimes. Dans un mémorandum publié le 18 juin et adressé au chef d’État congolais ainsi qu’à sa conseillère spéciale en charge de la Lutte contre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre, Chantal Yelu Mulop, le mouvement exige du président « une mesure immédiate et gratuite, qui ne demande aucun autre moyen que [sa] propre volonté, et qui symboliserait le début du changement : des excuses publiques et officielles au nom de la Nation ». Les termes sont forts, bouleversants, appuyés de dates et d’articles juridiques.

Le collectif pointe la responsabilité du gouvernement face à des « actes atroces dégradants et ignobles » commis sur sa population. Il dénonce l’inaction du représentant et demande une lutte effective contre les crimes de guerre perpétrés dans l’Est du Congo-Kinshasa.

Traduire les auteurs en justice

En citant le Rapport Mapping de l’ONU, le collectif enjoint le leader congolais de garantir le respect mais aussi la protection des droits des des citoyens. Une condamnation des auteurs de ces exactions devant la justice, la formation des professionnels qui accompagnent les victimes de sévices sexuels, mais aussi un fond national de réparation, la prévention et l’éducation afin de lutter contre les inégalités femmes-hommes et la stigmatisation des femmes violées.

Après vingt-cinq ans de détresse, les Survivant.e.s demandent au président en fonction depuis février dernier, qui « hérite d’un passé lourd et d’un présent délicat », que justice soit faite afin de rétablir la paix et la dignité humaine.

Consultez le mémorandum complet sur ce lien

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