SANTÉ

L’épidémie d’Ebola en RDCongo a atteint les 1 000 cas

La flambée épidémique d’Ebola en République démocratique du Congo, déclarée le 1er août 2018, a atteint 1 000 cas. Il s’agit de la deuxième épidémie d’Ebola la plus grave de l’Histoire, après celle de 2014 en Afrique de l’Ouest, qui a coûté la vie à 11 000 personnes. 

L’épidémie d’Ebola en RDCongo a atteint les 1 000 cas

Thomas Simon, directeur de Medair, une une organisation non gouvernementale (ONG) chrétienne internationale d’aide humanitaire qui travaille en RD Congo depuis 22 ans a déclaré à ce sujet :

« Malheureusement, l’épidémie d’Ebola en RDC, qui a débuté dans le Nord-Kivu et s’est étendue à la province d’Ituri, a enregistré 1 000 cas, ce qui en fait l’épidémie d’Ebola la plus désastreuse de l’histoire du pays (…) Si la transmission de la maladie ne se termine pas bientôt, cela pourrait provoquer l’effondrement d’un système de santé déjà très fragile. »

Malgré sept mois de riposte active et de vaccination continue, les efforts du ministère de la Santé, des ONG et des partenaires de la santé sont entravés par la violence, les déplacements massifs dus aux conflits, la désinformation de la communauté et la peur. Toujours selon Thomas Simon :

« Le virus, qui est transmis par les fluides corporels dès qu’une personne commence à avoir des symptômes, est souvent confondu avec le paludisme ou le choléra à cause de symptômes similaires, ce qui pousse les gens à ne pas s’inquiéter jusqu’à ce qu’il soit souvent trop tard. »

Et d’ajouter :

« Les gens croient que s’ils sont emmenés dans un centre Ebola, ils ne sortiront jamais. Le fait est que les centres sont la seule source disponible d’aide et de guérison possible de la maladie et que le taux de survie des personnes admises est supérieur à celui de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Nous avons de nouveaux médicaments qui peuvent aider à traiter la maladie, mais les patients doivent arriver tôt et commencer le traitement. »

La propagation du virus Ebola

Toute personne qui entre en contact avec une personne infectée par le virus doit être surveillée au cas où elle développerait des symptômes. En moyenne, cela représente 100 personnes. En menant des activités de prévention du virus Ebola aux côtés de dirigeants locaux et d’équipes de mobilisation, Medair veille à ce qu’un dialogue soit établi et que les messages concernant le dépistage, la vaccination et le lavage approprié des mains soient clairs et acceptés sur le plan culturel.

Les zones de santé de Butembo et Katwa, dans la province du Nord-Kivu, sont désormais les principales sources de préoccupation. Medair réagit à l’épidémie dans plusieurs zones touchées, notamment avec un centre de transit à Oicha, où l’accès des organisations humanitaires reste problématique.

James Ray, conseiller en eau, assainissement et hygiène de Medair, explique:

«Nos équipes travaillent sans relâche pour mettre fin à la propagation du virus Ebola. Parmi nos activités, nous dotons les établissements de santé et les communautés d’installations adéquates pour l’eau et l’assainissement et dispensons une formation aux pratiques d’hygiène, mesures essentielles pour éviter la propagation du virus Ebola »

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Panafricaniste dans l’âme, j’œuvre à mon humble niveau à réunir les membres de la grande famille africaine à travers le monde.

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