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« Nkosi Sikelel’ iAfrika », l’hymne panafricain de libération

Histoire

« Nkosi Sikelel’ iAfrika », l’hymne panafricain de libération

Par Makandal Speaks

« Nkosi Sikelel ‘iAfrika » qui signifie « Que Dieu bénisse l’Afrique » en Xhosa est un hymne composé en 1897 par Enoch Sontonga. Cette chanson est devenue l’hymne de libération panafricain et fut adoptée plus tard comme l’hymne national de cinq pays d’Afrique.

En 1897, Enoch Sontonga, professeur dans une école méthodiste près de Johannesburg, composr Nkosi Sikelel ‘iAfrika. A l’origine,  les paroles de la première strophe ainsi que le chœur furent écrites en Xhosa. En 1927, sept autres strophes Xhosa y furent ajoutées par le poète Samuel Mqhayi.

La chanson devint populaire dans les églises sud-africaines et fut reprise par le chœur d’Ohlange High School, dont le co-fondateur fut le 1er président de l’African National Congress. On chanta cette chanson pour clore la réunion du Congrès de 1912 et à partir de 1925 elle devint l’hymne officiel de l’ANC.

Sontonga

Enoch Mankayi Sontonga, enseignant et l’auteur et le compositeur de « Nkosi Sikelel’ iAfrika »

Nkosi Sikelel ‘iAfrika fut rendu public pour la première fois en 1927. Elle devint rapidement un symbole du mouvement de lutte contre l’Apartheid. Durant des dizaines d’années, beaucoup considéraient cette chanson comme l’hymne national non-officiel d’Afrique du Sud, tant elle représentait la souffrance des opprimés. En raison de sa connexion à l’ANC, la chanson fut interdite par le régime de l’Apartheid.

En 1994, après la chute de l’apartheid, Nelson Mandela, alors  nouveau Président de d’Afrique du Sud, déclare que Nkosi Sikelel ‘iAfrika et Die Stem van Suid-Afrika (l’ancien hymne national Afrikaner) hymnes nationaux officiels du pays. Le fait que Die Stem soit conservé comme hymne, même après la fin de l’Apartheid, marquait la volonté du nouveau gouvernement de Mandela de se réconcilier avec les oppresseurs d’hier afin de former ensemble la fameuse « Nation arc-en-ciel« .

Drapeau de l'African National Congress

Drapeau de l’African National Congress

L’hymne utilise de nombreuses langues  Sud-Africaine. Les deux premières lignes de la première strophe sont en Xhosa et les deux dernières en Zulu. La seconde strophe est chantée à Sesotho. La troisième strophe est une partie de l’ancien hymne national sud-africain, Die Stem van Suid-Afrika, chantée en Afrikaans. La quatrième et dernière strophe, également basée sur Die Stem van Suid-Afrika, est chantée en anglais.

Cette chanson, devenue un véritable hymne de libération panafricain fut aussi adoptée comme l’hymne national par d’autres pays d’Afrique :

  • Zambie (entre 1964 et 1973)
  • Tanzanie (la version swahili Mungu ibariki Afrika est l’hymne national de la Tanzanie.)
  • Namibie (hymne national provisoire de la Namibie au moment de l’indépendance du pays en mars 1990)
  • Zimbabwe post-indépendance (Ishe Komborera Africa était la version zimbabwéenne de Nkosi Sikelel ‘iAfrika chantée en Shona et en Ndebele. Ce fut le premier hymne national, jusqu’en 1994.)

Voici les paroles de la chanson :

Nkosi Sikelel’ iAfrika

Nkosi sikelel’ iAfrika
Maluphakanyis’ uphondo lwayo
Yiva imithandazo yethu
Nkosi sikelela, Thina lusapho lwayo

[Chorus]

Yehla Moya, Yehla Moya,
Yehla Moya Oyingcwele

Traduction : 

Seigneur, bénissez l’Afrique
Que sa corne se lève haut
Ecoutez nos prières
Et bénissez-nous.

[Refrain]

Descendez, Ô Esprit
Descendez, Ô Esprit Saint

Voici le générique de fin du film « Cry Freedom » le film britannique de Richard Attenborough sorti en 1987, sur la vie de Steve Biko. Le film s’achève sur cet hymne panafricain:

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