CULTURE

Jowee Omicil, le saxophoniste aux racines haïtiennes qui célèbre l’Afrique

Jowee Omicil est né à Montréal, de parents Haïtiens. Avec talent, il mêle la liberté du jazz, à la spiritualité du gospel et à l’oralité des grooves du monde entier. Il vient de sortir LOVE MATTERS!, un album exaltant ! Il était en concert le 11 octobre au New Morning à Paris.

Jowee Omicil, un enfant formé tôt

Jowee-Omicil

Jowee Omicil par Jean-Michel Ducasse

Si ses racines sont à Haïti, Jowee Omicil est né à Montréal en 1977 entre les communautés haïtiennes et québécoises. Ayant perdu sa mère jeune, il fut élevé par son père. C’est lui, pasteur et professeur fondateur de la première église évangélique à Montréal, qui l’entraînera dans la musique. À quinze ans, quand il veut former un orchestre pour l’église, le pasteur recrute parmi ses enfants. Son frère sera trompettiste et Jowee saxophoniste. Musiques de mariage, événements paroissiaux, chorales, fanfares… Il faut savoir jouer à l’oreille mais on doit toujours être capable de lire. Une leçon qui va lui servir toute sa vie.

Après avoir vécu au sein du riche tissu musical new-yorkais, il partage sa vie entre Miami et Paris, et il se pourrait bien qu’il aille poser quelques valises du côté de l’Afrique. Nourri par le jeu de ses maîtres – John Coltrane, Ornette Coleman, Sonny Rollins, Miles Davis, Wayne Shorter ou Kenny Garrett – son jazz nomade qui mêle les racines créoles au Hip-Hop, au gospel, à la soul et aux folklores du monde, se renouvelle au gré de ses rencontres.

L’Afrique à l’honneur dans l’album  LOVE MATTERS!

Dans Love Matters !, le nouvel album de Jowee Omicil, il y a des rythmes africains, des mélodies de Bach et de Mozart, des échos de Thelonious Monk, une berceuse vénézuélienne, de la chanson martiniquaise, des parfums d’Orient et même d’Asie, le souvenir d’un Anglais à New York, du rara haïtien, des beats jamaïcains, des éclats de funk à la Miles Davis, l’extase du gospel, et bien sûr des exclamations de « BasH ! » omicilien, sans oublier une verve de rappeur

Dans son nouvel album LOVE MATTERS!, Jowee rend hommage à ses racines! Le clip Mende Lolo a été tourné à Conakry en Guinée, avec en ouverture Papa Kouyate, qui fut le batteur de Mariam Makeba. On vous laisse apprécier le clip Mende Lolo:

Pitch du titre Mende Lolo: Ce nouveau titre de Jowee est pensé comme une véritable conversation entre l’Afrique et son pays natal, dans laquelle la ligne de basse questionne l’entêtante mélodie de la flûte. Une autre conversation s’y superpose, celle des claviers qui répondent aux percussions complexes, pour donner au final un groove qui ne manquera pas de nous rappeler le Hugh Masekela des années 70. Le but de Jowee est de « faire la musique comme je l’entends, une musique qui n’est pas facile à jouer, mais simple à écouter. »

Un artiste international

Jowee Omicil

Jowee Omicil sur scène (Photo) : Facebook Officiel

De l’orchestre de l’église de son père pasteur au fameux Berklee College of Music de Boston, notre jeune virtuose ne pense et ne respire que par la musique. Par la suite, il multiplie les collaborations avec des musiciens du monde entier, du Cameroun à la Martinique et à Cuba en passant par le Danemark et les Etats-Unis. Néanmoins, sa rencontre avec Ornette Coleman en 2008 lors du festival de jazz de Montréal et l’amitié qui s’en suivit, furent déterminantes. Parmi ses belles collaborations, notons aussi celles avec Marcus Miller, Kenny Garrett, Roy Hargove, Richard Bona, Pharoah Sanders…Aussi, il a été dernièrement le MC de la célébration des 85 ans de Quincy Jones au Montreux Jazz Festival pour Qwest TV!

son site : https://www.joweeomicil.com/

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