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Playlist Old School US : les 10 sons à l’ancienne qu’on écoutera encore dans 10 ans

Divertissement

Playlist Old School US : les 10 sons à l’ancienne qu’on écoutera encore dans 10 ans

Par SK

Certains artistes font des tubes, d’autres font des classiques intemporels. Parce qu’on adore la musique et qu’on vous adore, nous voulions vous faire partager cette playlist de tubes qu’on écoute en boucle depuis des années, sans jamais s’en lasser et qu’on écoutera encore et encore dans une dizaine d’années et au-delà. La sélection a été rude mais dans la vie il faut faire des choix, n’est-ce pas ? Alors poussez le son à fond. C’est parti !

Computer Love. Zapp and Roger. Ce groupe de Funk n’est pas si connu que ça, mais a réussi à se faire une petite place dans la playlist des amoureux du chill. Formé en 1978, le groupe compte de nombreux membres dont les frères Trutmann : Larry, Lester Terry et Roger, le leader, qui donne son nom au groupe. En plus de Bobby Glover ; Shirley Murdock ; Jerome Derrickson ; Eddie Barber ; Janetta Boyce ; Michael Warren ; Gregory Jackson  et Sherman Fleetwood.

Le groupe fait son chemin doucement jusqu’à l’explosion au milieu des années 1980 et surtout en 1993, lorsque l’un de leur morceaux sert de décor à une scène mémorable dans le film « Menace II Society », d’Allen et Albert Hughes. Le film devint un classique de la culture urbaine afro américaine et « Computer Love » un grand tube par la même occasion. Zapp & Roger etéait réputé pour son utilisation à outrance de la talk-box, qui permettait à l’poque de dialoguer en chanson avec un ordinateur. A l’ancienne oui, mais ça fonctionne toujours sur ce son, que nous avons choisi pour ouvrir cette playlist:

Roger s’essaiera plus tard à une carrière solo, avant d’être retrouvé mort avec son frère Larry. Le groupe se reformer mais sans connaître le succès d’antan.

Regulate. Il n’ y eut pas de meilleur artiste pour les featuring (oui, on ose le dire !) que feu Nate Dogg. Son décès, le 15 mars 2011, amplifie la mélancolie déjà profonde de son puissant vibrato. Mais l’un des plus grands talents du cousin de Snoop Dogg, était de pouvoir raconter des insanités en glissant naturellement sur la musique. Membre du groupe 213, qu’il composait avec Snoop et leur ami Warren G, il nous offre en 1994 avec ce dernier, un morceau qui, malgré le temps, n’a jamais réussi à saouler personne : Regulate !!!

R.I.P à ce poids lourd de la musique.

LL Cool J
Crédit photo: Billboard

Doin it ! Yeah. Le morceau est grivois, à tel point qu’il en existe une version censurée. Mais que le son est bon ! On doit ce tube à mister James Todd Smith III aka LL Cool J, en featuring avec Leshaun. Celui qui se faisait d’abord appeler Fat Albert est l’un des pionniers du pop-rap, un style de hip-hop dépourvu de revendication et qui convient parfaitement pour les soirées et les moments de détente. Savourez !

Ain’t all good. Bien que ce morceau soit beaucoup plus récent que les autres, la patte de l’impératrice de la soul, Chaka Khan, le rend intemporel. La grande dame a accepté de prêter sa voix à une collaboration avec le groupe de rap De la Soul, pour produire «Ain’t all good », sorti en 2000. La reine des tubes, aux 8 grammys, avait d’abords conquis son public avec son groupe Rufus, avant de continuer de briller en solo. Kelvin Mercer ; Vincent Mason et David Jude Jolicoeur sont le trio qui compose le groupe De la Soul. Connus surtout pour leurs reprises et leur rap façon jazz, ils mènent une belle carrière de leur formation de la fin des années 1980 jusqu’à la fin des années 1990, avant de revenir au second millénaire avec ce morceau plus adapté au grand public.

Candy ! Ce tube signé Cameo et daté de 1986, est un classique indémodable. « Bonbon » en français, vous ambiance dès les premières notes. Dessus on peut voguer, breaker, bloquer, swinguer, bref ! Impossible de danser mal sur cette msuique (ou sinon, votre cas est désespéré). Larry Blackmon ; Tomi Jenkins ; Gregory johnson et Nathan Leftenant composent ce groupe dont le premier album, «Cardiac arrest », sort en 1977.

Si le succès se fait timide au départ, les récompenses pleuvent à partir de leur deuxième projet «Cameosis ». S’enchaînent alors les places confortables aux classements Billboards, les disques de platines etc… Mais celui que nous avons choisi de retenir est ce fameux « Candy » ! Tellement génial que ses remix les plus connus ont directement étés des succès. La version de Tupac « All bout u » avec Snoop Dogg et Dru Down et bien sûr Nate Dogg sorti en 1996 sur l’album « All eyes on me » et plus tard celle de Mariah Carey « Lover Boy », avec Da Brat sorti en 2001. Ainsi, nous vous offrons 3 sons pour le prix d’un :

Et comme quand on est dans l’ambiance Cameo on peut pas zapper direct, on en met un deuxième, Back and forth:

 

Retour de LL Cool J pour son feat avec le groupe RnB par excellence, BoysIIMen. Repérés par Michael Bivins du groupe New Edition, dont le nom du groupe reprend le titre éponyme du tremplin de Bobby Brown, Boys II Men demeure à jamais l’incarnation du Rnb pur de la fin du 20ème siècle. En 1995, ils s’associent au rappeur pour un morceau rap rnb soft and sweet : Hey lover. Ce son !

Comme on a ralenti la cadence, on sombre inévitablement dans la mélancolie avec ce morceau du regretté Tupac, dont le titre annonce déjà la couleur : So much Pain. Sorti en 1994 sur l’album « All eyes on me ». Une musique triste, sur laquelle le rappeur exprime toute sa douleur, si intense qu’il mérite d’être écouté avec la plus grande concentration. Que vous compreniez l’anglais ou non:

Pour sortir progressivement de toute cette douleur, nous vous proposons « Atliens », du duo excentrique OutKast. Plus de 20 millions d’albums vendus pour chacun de leurs projets édités ; deux individualités originales qui forment un groupe avec une identité exceptionnelle. Ce titre est extrait du second Album d’André 3000 et Big boi, lui-même intitulé « Atliens », sorti en 1996.

Ne perdons pas la cadence et poursuivons pour clôturer cette playlist avec le classique du Jazz Funk du groupe d’anthologie Earth Wind and Fire, « Let’s groove ». Oh oui, groovons, tant pis si on est coincés dans le RER entre deux molosses qui font la gueule ; laissons la musique nous emporter. Le duo composé par Maurice White et Philip Bailey, qu’on a souvent apparenté à la musique symphonique, mêlait savemment les sonorités des musiques africaiens et afro brésiliennes. Un panaché musico panafricain en somme ! Bref, Let’s Grrove !