HISTOIRE

Dossiers du FBI : les liaisons interdites de Martin Luther King?

Vendredi 3 octobre 2017, les Archives nationales ont publié plus de 600 nouveaux documents concernant l’assassinat du président John F. Kennedy en 1963. Certains font référence à l’icône des droits civiques Martin Luther King Jr. et à ses multiples liaisons présumées. Un détail de la vie du révérend qui revient régulièrement et que ses sympathisants abordent avec scepticisme, entre possible réalité et campagne de dénigrement. 

Le président américain Donald Trump avait autorisé le 21 octobre 2017 la déclassification de près de 2891 documents relatifs à l’assassinat de John F. Kennedy, dont le maintien sous scellés durant plus de 50 ans ne cessait d’alimenter de nombreuses théories complotistes. Y figurent notamment le nom de Martin Luther King.

Ainsi, le document du FBI, intitulé « Martin Luther King, Jr. A Current Analysis » [Martin Luther King, Jr. Une analyse actuelle, NDLR], en date du 12 mars 1968, est une compilation d’informations d’ordre général au sujet du pasteur afro-américain et activiste devenu en son temps le porte-parole et le leader le plus visible du Mouvement des droits civiques. Cet amoncellemnt de nouvelles informations comprend son influence, ses partenaires, mais aussi ses liaisons extra-conjugales présumées et, bien plus encore.

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Dans ce document long d’une vingtaine de pages on peut lire :

« Le parcours que King a choisi de suivre à ce moment critique pourrait avoir un impact considérable sur l’avenir des relations raciales aux États-Unis (…) Et pour cette raison, ce document a été préparé pour donner un aperçu de la nature de l’homme lui-même ainsi que la nature de ses points de vue, buts, objectifs, tactiques et ses raisons.« 

Une des parties du document dans la section intitulée « Conduite personnelle de King » mentionnait des liaison présumées auxquelles le film « Selma » faisait déjà allusion en 2014 et une lettre infâme du FBI exhortant King à se suicider, dont nous vous avions précédemment parlé. À de nombreuses reprises, en effet, cette archive fait état de certaines pratiques sexuelles présumés de King qualifiées de « contre nature » et d’ « anormales ».

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Le document mentionne par exemple des ateliers organisés à Miami, en février 1968, dont le but était d’initier des pasteurs afro-américains au leadership. Ce qui est déclaré est (si jamais cela s’avère vrai) édifiant :

« Un pasteur nègre présent a exprimé plus tard son dégoût de la boisson, de la fornication et de l’homosexualité qui ont eu lieu dans les coulisses, lors de la conférence.« 

Plus loin, le document ajoute :

« Plusieurs prostituées nègres et blanches ont été amenées de la région de Miami. Une orgie qui a duré toute la nuit a été organisée avec ces prostituées et certains des délégués présents (…) une chambre disposait d’une grande table remplie de whisky. Les deux prostitués nègres ont été payées 50 $ pour se livrer à un spectacle sexuel pour le divertissement des invités. Une variété d’actes sexuels déviant de la normale ont été observés.« 

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Mais ce n’est pas tout. On apprend également dans ce document que de tels événements auraient été parfaitement connus de l’entourage du pasteur assassiné en le 4 avril 1968 par James Earl Ray :

« Dès janvier 1964, King se livrait à une autre orgie de 2 jours à Washington, D.C. Beaucoup de personnes présentes se livraient à des actes sexuels, aussi bien naturels que non-naturels, pour divertir les spectateurs. Quand l’une des femmes a refuser de s’engager dans un acte contre nature, King … a discuté de la façon dont elle devait être enseignée et initiée à cet égard.« 

Ou encore que :

« Tout au long des années qui ont suivi et jusqu’à cette date, King a continué à poursuivre ses aberrations sexuelles secrètement tout en se montrant à la vue du public comme un chef moral de la conviction religieuse.« 

On y apprend aussi que le 1er président de la Southern Christian Leadership Conference, aurait eu une liaison régulière avec une femme, qui se serait soldée par la naissance d’une petite fille. Selon le FBI (connu pour ses multiples campagnes de dénigrement) cette information émanerait d' »un nègre éminent qui est lié par la loi à la maîtresse de King », qui a traité Martin Luther King d' »hypocrite » :

« On a appris en février 1968, par un individu digne de confiance de Los Angeles en mesure de le savoir, que King a eu une relation amoureuse illicite avec la femme d’un dentiste noir de premier plan de Los Angeles, en Californie, depuis 1962. Il pense que King a engendré une petite fille née de cette femme dans la mesure où son mari est prétendument stérile.« 

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Plus loin, on peut aussi lire :

« L’enfant ressemble beaucoup à King et King contribue au soutien de cet enfant. Il appelle cette femme tous les mercredis et la rencontre fréquemment dans différentes villes du pays. « 

Toujours selon « Martin Luther King, Jr. A Current Analysis« , la source aurait également déclaré que MLK avait d’autres liaisons adultère, avec trois autres femmes, dont une certaine Joan Baez, une chanteuse folklorique blanche.

« Le nègre éminent qui a fourni l’information a dit qu’il était horrifié qu’un homme au caractère grossier comme King puisse causer tant de problème aux nègres et au gouvernement« , lit-on dans le document. « Comme on peut le voir plus haut, c’est un fait que King se livre non seulement régulièrement à des actes adultères, mais jouit de l’anormal en s’engageant dans des orgies sexuelles en groupe.« 

Martin Luther King

Joan Chandos Baez est une artiste folk américaine et une activiste.

Ces révélations au sujet de la prétendue double vie de débauche du Dr King détonne avec les actions et les discours du pasteur. Néanmoins, ces informations doivent être prises avec du recul. En effet, il convient de garder à l’esprit que J. Edgar Hoover, ancien directeur du FBI (à l’époque de Martin Luther King) et initiateur du programme de contre-espionnage COINTELPRO, était connu pour ses nombreux chantages à l’égard de multiples sénateurs et autres personnalités publiques, pour ses persécutions politiques (distillation de fausses rumeurs…) sa haine du communisme (dont on prétend que King était proche) qui sont assez de raisons qui auraient pu pousser la FBI à colporter des sornettes infamantes à son sujet dans le but de perturber et détruire le charismatique de l’émancipation des Noirs.

Le débat est ouvert…

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Notes et références

[1] « Martin Luther King, Jr. A Current Analysis« 

Panafricaniste dans l’âme, j’œuvre à mon humble niveau à réunir les membres de la grande famille africaine à travers le monde.

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