Quand un Éthiopien ouvre une école du rire à Addis-Abeba

Sa femme est décédée du sida, sa maison a brûlé dans un incendie et sa boutique a été inondée… Ce quadragénaire éthiopien, recordman mondial du rire, préfère faire contre mauvaise fortune bon cœur. 

« Tu riras du désastre et de la faim ». Belachew Girma ne cesse de marteler cette citation extraite de la Bible. Il y a sept ans, il a battu le record du monde du rire à Munich, en Allemagne. Depuis, le maître du rire a parcouru la planète afin d’organiser des conférences sur les bienfaits thérapeutiques du rire.

Pourtant, la vie n’a pas épargné ce quadragénaire. Pour preuve, sa femme est décédée du sida, sa maison a brûlé dans un incendie et, pour couronner le tout, sa boutique a été inondée, indique Le Monde Afrique. Dans l’adversité, il a choisi de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Il a d’abord trouvé refuge dans l’alcool. Avant de découvrir les livres de psychologie et de trouver réconfort dans la Bible. D’où sa philosophie : « Le rire c’est le meilleur des médicaments, mais sans les effets secondaires. »

Son projet : créer une université du rire

Il y a cinq ans, Belachew Girma retourne en Ethiopie et ouvre une école du rire. Le maître du rire donne des cours à 250 élèves. Parmi ces derniers : des avocats, des ingénieurs, des hommes politiques et autres retraités. Il faut débourser 20 euros pour deux heures de cours. Le moins que l’on puisse dire c’est que ses élèves ne se font pas arnaquer : il faut dire que l’homme, tout de blanc vêtu, se donne en spectacle. A la fin de la formation, ils seront diplômés du rire lors d’une cérémonie à l’américaine.

Par ailleurs, le recordman du rire fait du bénévolat pendant son temps libre : il s’occupe notamment des orphelins et malades mentaux. A terme, il souhaite ouvrir une université du rire.

A méditer…

Crédits photo : Le Monde Afrique

Sébastien Badibanga
Sébastien Badibanga
Journaliste-reporter, cool et branché. La politique est mon dada. J'aime aussi : la culture, les Etats-Unis, le PSG, l'électro et la mode. Je suis un épicurien qui croque la vie à pleine dent. "Je ne suis pas là pour plaire ou déplaire, mais pour porter la plume dans la plaie" (Albert Londres).
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