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Acte raciste dans le métro parisien (PSG-Chelsea): l’heure de la justice a sonné pour Souleymane

Société

Acte raciste dans le métro parisien (PSG-Chelsea): l’heure de la justice a sonné pour Souleymane

Par Abou Cissé

Un homme noir, Souleymane, souhaite monter dans une rame du métro parisien le 17 février dernier mais il est repoussé par quatre supporters de Chelsea. Ils sont jugés pour racisme ces mercredi et jeudi à Londres.

Un retour sur les faits

Le verdict final se rapproche. En marge du match de la Ligue des champions entre le PSG-Chelsea le 17 février dernier, Souleymane, la victime âgée de 33 ans, qui souhaite toujours que seul son prénom soit communiqué, a été empêché de monter dans une rame de métro en raison de sa couleur de peau par quatre supporters de Chelsea. Ces derniers ont également entonné un chant raciste. « Nous sommes racistes, nous sommes racistes et on aime ça. »

Le témoignage de Souleymane

Que risquent les agresseurs ?

Les quatre supporters de Chelsea sont jugés mercredi et jeudi dans le cadre d’une procédure civile devant le tribunal de Stratford, un quartier londonien, pour avoir prononcé en février dernier ce chant raciste et pour avoir empêché Souleymane de monter dans une rame en raison de sa couleur de peau. Les quatre hommes jugés risquent une interdiction de stade comprise entre trois et cinq ans. Cinq hommes ont été identifiés dans la vidéo. Le cinquième a accepté la semaine dernière une interdiction de stade de cinq ans. Les quatre autres vont présenter leur version des faits durant les deux jours du procès.

Des séquelles pour Souleymane

Souleymane, la victime, qui est un père de famille de 33 ans, attend beaucoup de ce procès. Depuis plusieurs mois, il est en arrêt de travail car l’affaire et son déferlement médiatique ont traumatisé sa famille. «La nuit, […] j’ai des voix qui viennent à mes oreilles de ces gens qui m’ont poussé à cause de la couleur de ma peau», a-t-il confié à France Inter. Il précise ses sensations : « Ceux qui m’ont insulté, ceux qui ont fait des bêtises, ils sont là, libres, en train de faire leur vie. Moi, j’ai la sensation d’être en prison chez moi. Ils ne comprennent pas, ils croient que je suis là en train de faire un petit cinéma, mais ce qui m’est arrivé, je ne souhaite même pas que ça arrive à mon ennemi », a-t-il confié à France Info. Puis il ajoute en voulant  adresser « un message aux gens qui sont victimes du racisme » : ne pas « lâcher l’affaire, pour que ces gens qui ont commis cet acte, soient punis. »

 

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