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La Barbade ne veut plus de la reine d’Angleterre comme son chef d’Etat

Politique

La Barbade ne veut plus de la reine d’Angleterre comme son chef d’Etat

Par Sandro CAPO CHICHI

La Barbade, par le bais de son premier ministre vouloir se séparer de la Reine d’Angleterre qui officie depuis 49 ans comme chef de son état et la remplacer par un président local.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr

Depuis 1962 et 1966 respectivement, la Jamaïque et la Barbade sont indépendants. Suite à cette indépendance, ils ont toutefois conservé, comme 13 autres anciennes colonies britanniques, la Reine d’Angleterre comme Chef d’Etat, avec un rôle toutefois uniquement cérémoniel. Ces deux états caribéens ne prévoient pas dans l’immédiat de quitter le Commonwealth, cette communauté regroupant le Royaume et 52 d’anciennes de ces anciennes colonies britanniques comme l’avait fait la Gambie il y a deux ans. Le gouvernement du Président Yahya Jammeh avait à cette occasion déclaré « que la Gambie ne sera jamais membre d’aucune institution néo-coloniale et qu’elle ne fera jamais partie d’aucune institution représentant une extension du colonialisme ». C’est avec une déclaration moins frontale, mais peut-être avec des motivations similaires que Freundel Stuart, le Premier Ministre de la Barbade a ainsi annoncé sa volonté de remplacer la Reine d’Angleterre dans son rôle de chef de l’Etat par un Président barbadien en 2016, année du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’île:

"Nous respectons énormément la reine en tant que chef du Commonwealth et nous acceptons que tous ses successeurs continuent d'être à la tête de notre entente politique. Toutefois, en ce qui concerne le statut constitutionnel de la Barbade, nous devrons passer d'un système monarchique à une forme de gouvernement républicaine dans un futur très proche".

« Nous respectons énormément la reine en tant que chef du Commonwealth et nous acceptons que tous ses successeurs continuent d’être à la tête de notre entente politique. Toutefois, en ce qui concerne le statut constitutionnel de la Barbade, nous devrons passer d’un système monarchique à une forme de gouvernement républicaine dans un futur très proche ».

Il y a plus de vingt toutefois, le National Democratic Party, un ancien parti centriste de l’île avait clairement évoqué le motif du néocolonialisme pour remplacer Elizabeth II par un chef d’Etat local:

« Un référendum à propos du chef de l’Etat étant un Barbadien répond au besoin de faire grandir notre conscience nationale, en enlevant tous les vestiges du colonialisme. »

Entre les paroles et les faits semble se trouver une long chemin et on se souviendra qu’un scénario similaire en Jamaïque était censé avoir lieu en 2012 lors du 50ème anniversaire de l’indépendance de ce pays. Une initiative qui ne s’est toujours pas, trois ans après, réalisée.

 

 

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