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Usain Bolt : « Être un homme à femmes, c’est dans la culture jamaïcaine »

Société

Usain Bolt : « Être un homme à femmes, c’est dans la culture jamaïcaine »

Par Sandro CAPO CHICHI

En novembre 2016, la superstar jamaïcaine Usain Bolt s’est confiée à nos confrères de GQ. Il a tenté d’expliquer ses récentes apparitions auprès de nombreuses femmes.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr

Dans le cadre de cette entrevue, il a abordé différents sujets. Parmi ceux-ci, on trouve une thématique récemment assez récurrente au sujet de Bolt. Il s’agit de son statut d’ ‘homme à femmes’. Après ce qui furent peut-être ses derniers Jeux Olympiques en août 2016, Bolt avait multiplié les sorties avec de jeunes femmes dénudées dans des clubs londoniens. Bien que fiancé à Kasi Bennett, il avait même été photographié dans l’intimité d’un lit par une jeune femme qui le partageait avec lui.

Critiqué pour ses sorties par la presse britannique, Usain Bolt a défendu son attitude par ce qu’il considère être la ‘nature’ de la culture jamaïcaine.

usain bolt

« Je le disais à un journaliste anglais. On ne peut pas juger une autre culture avec la nôtre. En Angleterre, quand on devient célèbre, la première chose que l’on fait est de se marier. En Jamaïque, c’est différent. C’est comme pour mes parents. Ils m’ont eu et qui ne se sont mariés que 11 ans plus tard. »

Au sujet de son comportement dans les boîtes de nuit, le sprinteur a déclaré. « En Jamaïque, on se ‘chauffe’. Les gens qui voient ça pour la première fois, ils se disent. « Mais c’est quoi ça? Ils font l’amour en pleine boîte? »  Alors que c’est juste notre culture. C’est comme ça que nous sommes. »

Que l’explication de Bolt soit vraie ou fausse, on fera remarquer que ce n’est pas la première fois dans les temps récents qu’un tel ‘choc des cultures’ met en scène un athlète jamaïcain dans un pays anglo-saxon.

En janvier 2016, le joueur de cricket Chris Gayle avait invité Mel McLaughlin, une journaliste australienne qui l’interviewait en direct à la télévision à aller boire un verre. Il l’avait aussi complimentée sur ses ‘yeux’. Devant l’embarras de la jeune femme, il lui avait lâché « ne rougis pas bébé ».

L’intéressé avait récidivé en mai 2016 avec une journaliste britannique. A Charlotte Edwardes du Times, Gayle avait déclaré avoir une ‘très grosse ‘batte », ‘la plus grosse du monde’. Il lui avait aussi demandé « avec combien d’hommes Noirs elle avait été ». Il avait également cherché à savoir si son interlocutrice avait déjà pris part à un ‘plan à trois’.

Interrogé en juin 2016 par The Guardian à propos de ses propos adressés à McLaughlin, Gayle avait déclaré que cette dernière n’avait pas être offensée. En effet, Gayle pensait qu’elle était selon lui d’origine caribéenne de par sa mère et qu’elle devait ‘connaître la culture’.

On remarquera à quel point la culture est aujourd’hui utilisée pour couvrir des comportements racistes. Ainsi, le discours de l’extrême-droite française était historiquement ouvertement basé sur une xénophobie ou un racisme à l’endroit des Noirs et des Maghrébins. Toutefois, cette hostilité se présente officiellement aujourd’hui simplement comme un rejet du à une incompatibilité de cultures. L’objectif est évidemment de mieux faire passer la pilule de la haine avec la culture.

Espérons de même que le caractère supposé de ‘chaud-lapin’ des Jamaïcains que Bolt attribue à leur culture ne soit pas basé sur des préjugés racistes.  La société jamaïcaine en a en effet bien des fois l’expérience dans son histoire.

 

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