HISTOIRE

CHEVALIER DE SAINT-GEORGE

Ardent défenseur des droits de la personne et abolitionniste engagé, le Chevalier de Saint-George fut le premier compositeur noir de musique classique à la cour de Louis XV en France et un escrimeur réputé invincible. 

Par Pierrette Herzberger-Fofana

Genèse 

Joseph de Bologne est le fruit des amours de Georges de Bologne de Saint-George, un riche planteur et d’une jeune esclave Anne, d’origine sénégalaise surnommée Nanon. Sa naissance se déroule sous des auspices heureux qui présagent un avenir radieux.
En effet, le jour de Noël 1745, est né Joseph de Bologne, alias le Chevalier de Saint-George.
La famille de Bologne réside aux Antilles, plus précisément en Guadeloupe depuis 1645. En janvier 1740, George de Bologne épouse Elizabeth Merican et un an plus tard, il acquiert une plantation de 50 hectares avec 60 esclaves. Il fait usage de son droit de cuissage et détourne Nanon, alors âgée de 17 ans.
Le 16 décembre 1747, à la suite d’un duel, Georges de Bologne tue son adversaire, son cousin Jean Hugues Le Vanier de Saint-Robert. Il se voit contraint de fuir la Guadeloupe afin d’échapper aux poursuites judicaires et surtout à la pendaison. Toutefois, il est condamné à mort par contumace et ses biens sont confisqués, selon une ordonnance en date du 31 mars 1748.
Conformément au Code Noir, ses esclaves sont considérés comme « biens meubles ».
Son épouse Elizabeth déclare sa rivale Nanon, son fils Georges et un esclave du nom de François comme ses serviteurs, afin de leur épargner d’être vendus et dispersés. Joseph arrive, avec sa famille, en France le 4 janvier 1749.
Grâce à leurs relations, la famille de Bologne obtient que le roi Louis XV le gracie. Georges peut retourner aux Antilles, le 2 décembre 1749. (1)

Une enfance dorée

Selon l’article 9 du Code Noir, Joseph, qui est un « mulâtre» (2), ne jouit pas du statut d’homme libre, et n’est donc pas autorisé à porter les titres de noblesse de son père. Ce dernier lui assure néanmoins une éducation à la mesure de son rang naturel. Le jeune Joseph reçoit une instruction appropriée dans le domaine des sciences, des arts, du sport et de la maîtrise des langues étrangères. 

Afin de parachever son éducation, son père, Georges de Bologne, décide de l’envoyer en France. Joseph débarque à Bordeaux en compagnie d’Elizabeth, l’épouse de son père. Deux ans plus tard, son père et sa mère arrivent à Bordeaux et vont s’installer à Paris le 19 septembre 1755. Son destin va complètement changer.
En effet, le Code Noir prévoit que Nanon, sa mère, sera affranchie dès qu’elle aura mis pied dans l’Hexagone. Georges de Bologne introduit son fils dans les salons huppés de la haute société française. Il l’inscrit à l’Académie d’escrime de Nicolas Texier de La Boëssière, l’un des fameux maîtres d’armes du royaume. Dans ce pensionnat pour jeunes aristocrates, les élèves reçoivent un enseignement complet le matin, et l’après-midi étant consacrée à l’escrime, sport qui définit par excellence l’appartenance à la noblesse.
Joseph de Bologne apprend l’équitation en s’entraînant aux Tuileries sous la houlette d’un maître écuyer, le chevalier Dugast. Il excelle dans tous les domaines et attire ainsi l’attention en haut lieu.
En 1761, il obtient un poste de gendarme de la Garde du roi. Cette fonction lui vaut le droit de porter le titre de noblesse qui lui fut dénié à la naissance. On l’appelle désormais le Chevalier de Saint George, « le dieu des armes ». Durant trois mois de l’année, il est au service de sa majesté et le reste du temps il poursuit ses études. Il étudiera durant six ans à l’académie de La Boëssiere. Sportif accompli, bon danseur, cavalier d’élite, le Chevalier de Bologne force l’admiration de son biographe Emil F. Smidak qui écrit :
« On le voyait souvent traverser la Seine en nageant d’un seul bras, et au patinage, son adresse surpassait celle de tous les autres. En tirant au pistolet, il était rare qu’il manquât son but. » (F. Smidak. « Joseph Bologne nommé Chevalier de Saint-George », cité par C. Ribbe.)

Une fine lame : la « chevalière d’Eon»

Le chevalier de Saint-George, escrimeur réputé, croise le fer avec presque tous les tireurs d’Europe. Il les défie tous, que ce soit Maître Picard, maître d’armes à Rouen, l’escrimeur Italien Gian Faldoni, ou la chevalière d’Eon, cet escrimeur travesti en femme et agent secret de la Couronne. De cette rencontre naîtra un opéra-comique qu’il intitule « la Fille-Garçon ». Le Chevalier de Saint-George acquiert ainsi une réputation outre-Manche, car le combat avec d’Eon a lieu à Londres. Il écrit également une comédie musicale à cette époque pour enfants « Aline et Dupré ou le marchand de Marrons », qu’il jouera pour la première fois le 9 août 1788. 

Le chevalier de Saint Georges et la Cour de Versailles

Sa passion pour la musique demeure cependant son violon d’Ingres. Le chevalier de Saint-George maîtrise le violon et le clavecin. Sous la direction de François-Joseph Gossec, son maître de musique, il s’initie à la composition d’œuvres musicales. En 1769, il devient premier violon au « concert des amateurs », un orchestre créé par Gossec. Il commence dès lors à écrire ses propres partitions : sonates, concertos, symphonies, comédies musicales etc.
En 1773, il succède à François-Joseph Gossec et devient, en 1775, le directeur de musique de la reine Marie-Antoinette. Il joue à plusieurs reprises à la Cour de Versailles où il est considéré comme l’un des favoris de Marie-Antoinette. À partir de 1779, elle l’invite à venir faire de la musique avec elle, ce qui suscite la jalousie de maints courtisans et des actes de violence sont perpétrés sur sa personne. Le chevalier de Saint-George est agressé une nuit par des hommes de Versailles qui tentent de l’assassiner. Cependant sa notoriété s’accroît, le sobriquet de dandy élégant, de cavalier d’élite et de danseur émérite font de lui le musicien le plus en vogue de la Cour. 
 

Le racisme en France au siècle des Lumières

Pressenti pour diriger l’Opéra de Paris, le Chevalier de Saint George doit faire face au racisme de la Cour. En effet deux chanteuses, Sophie Arnould et Rosalie Levasseur, et une danseuse, Marie-Madelaine Guimard, ne tolèrent pas qu’un « mulâtre » dirige l’opéra. Elles présentent un « placet », c’est-à-dire une pétition auprès de la reine Marie-Antoinette. Elles écrivent que « leur honneur et la délicatesse de leur conscience ne leur permettront jamais d’être soumises aux ordres d’un mulâtre ». 

La Cour s’incline et le poste demeure longtemps vacant. Au siècle des Lumières, de nombreux philosophes ont contribué à développer le racisme. La plupart d’entre eux étaient persuadés de l’infériorité des Noirs. C’est ainsi que Louis Sébastien Mercier rapporte, dans son « Tableau de Paris », qu’un jour qu’il accompagnait « Jean-Jacques Rousseau sur les quais, celui-ci fut pris d’un fou rire incontrôlable en voyant un Noir charbonnier, s’esclaffant que cet homme était meilleur à sa place et qu’il n’aurait pas de peine à se débarbouiller.
Voltaire, considéré comme humaniste et champion de la tolérance, s’exprimait en ces termes :
« La race noire est aussi totalement différente de la nôtre que l’épagneul l’est à l’étrier […] L’on peut dire que leur intelligence n’est pas seulement façonnée différemment de la nôtre, mais elle est de loin inférieure […] L’ intervalle qui sépare le singe d’un Nègre est difficile à saisir » (Essai sur les mœurs, Genève, 1755 , t. XVI, p. 269-279).
David Hume, philosophe anglais, écrivait:
« Les Nègres et en général toutes les autres espèces d’hommes sont naturellement inférieurs aux Blancs. » (Traité de la nature humaine, 1837).
Friedrich Hegel, philosophe allemand, lui fait écho :
« L’être humain noir comme une créature naturelle, sauvage, et l’Afrique comme un pays replié sur lui-même […] pays de l’enfance qui, au-delà du jour de l’histoire consciente, est enveloppé dans la couleur noire de la nuit. » (La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’Histoire. Paris, UG 10/18, 1965).

Le Code Noir

Au cours de ses voyages outre-Manche, le Chevalier de Saint-George avait pris des contacts avec les abolitionnistes anglais, membres du Parlement. En France, il rencontre Jacques-Pierre Brissot de Varville, fondateur de la « Société des Amis des Noirs » (1788), qui plaide pour l’abolition de la traite et de l’esclavage. Le Chevalier de Saint-Georges milite en faveur de la liberté pour tous les hommes. 

Publié par Colbert, ministre de Louis XIV, en 1685, le Code Noir, composé de 60 articles, sert à établir le statut de l’esclave (3). Défini comme un bien meuble, l’esclave encourt la peine de mort pour avoir frappé son maître (art. 33), pour vol de cheval ou de vache (art. 35), pour la troisième tentative d’évasion (art. 38) ou, enfin, pour réunion (art. 16).
Bien que, sur le plan économique, l’Hexagone profite du système esclavagiste, la société du XVIIIe siècle remet en cause cette institution. Cependant, sous la pression des planteurs et des négriers, la France promulgue, en 1762, des mesures discriminatoires à l’encontre des Noirs vivant sur son territoire.
Les planteurs-colons s’appuient sur le Code Noir pour présenter leurs revendications et introduire une ségrégation raciale de fait sur le sol français. Ils espèrent ainsi endiguer le flux migratoire des Noirs vers l’Hexagone. C’est ainsi que Louis XV ordonne que tous les Noirs et « mulâtres » se fassent inscrire au greffe de l’Amirauté, afin de se faire délivrer des papiers d’identité. Nanon se rend, en compagnie de La Boëssière, à l’amirauté pour inscrire son fils et lui épargner une telle discrimination.
Les unions interraciales sont interdites pour les Africains ou les personnes d’origine africaine arrivées sur le sol français avant le 9 août 1977.
Or le milieu dans lequel évolue le Chevalier de Saint George est composé essentiellement d’Européens. Il n’a aucune chance de pouvoir se marier.
La réputation de séducteur qu’on lui attribue relève plus de préjugés, de jalousies et de mesquineries qu’elle ne correspond à la réalité du moment, car le climat raciste de l’époque lui interdit toute relation avec une Blanche, même s’il a conquis le cœur de plusieurs dames, entre autres, celui de la reine, Marie-Antoinette.
L’engagement de la Société des amis de Noirs et les mouvements d’insurrection dans les îles portent leurs fruits. En effet, le 4 février 1794, la Convention abolit l’esclavage dans les colonies.

Le virtuose

Entre 1773 et 1780, le Chevalier de Saint-George compose douze concertos pour violon, deux recueils de quatuors, des symphonies et trois sonates pour violon.
Le 12 octobre 1778, il fait jouer « la Chasse », sa seconde comédie musicale, qui connaît un accueil enthousiaste. La presse l’encense et le public l’ovationne. En 1777, madame de Montesson, compagne du duc d’Orléans, l’engage comme directeur de son théâtre privé au Palais-royal. Il y présente sa troisième œuvre lyrique « L’Amant anonyme », le 8 mars 1780. La même année, il écrit la musique d’« Ernestine », une comédie à ariettes en trois actes. 

Selon l’écrivain Claude Ribbe, vers 1778, le Chevalier de Saint-Georges, au summum de sa carrière, a influencé Mozart. La partie finale de la musique du ballet « Les petits riens » écrit par Mozart et jouée par l’Académie Royale de musique reprend en partie un concerto composé quelques mois auparavant par le Chevalier de Saint- Georges (cf. Le chevalier de Saint-George, un Africain à la cour de Claude Ribbe).
Saint-George côtoie les musiciens de son époque, entre autres, Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart. Ce dernier refusera, en 1778, de jouer pour l’orchestre que dirige le Chevalier de Saint Georges. Et Mozart ne le mentionne nulle part dans ses « Correspondances », volume de ses lettres de l’époque.
Joseph Haydn écrira pour Saint Georges les « Symphonies parisiennes » (82-87) et « olympiques ».
En 1781, le « Concert des Amateurs » est dissout. Les francs-maçons créent un nouvel ensemble « le Concert de la Loge Olympique ». Le Chevalier de Saint George adhère à la Loge du Grand Orient de France et dirige cet orchestre.
Il est ainsi le premier franc-maçon noir de France. 

L’œuvre et le style du Chevalier de Saint-George

Son œuvre se compose de sept opéras, plus de cent concertos, trois symphonies, douze quatuors à cordes, et plusieurs sonates.

Opéra : « Guillaume tout cœur ou les Amis de village », opéra-comique : « la Fille-Garçon » ; « Ernestine », une comédie à ariettes en trois actes, une comédie musicale pour enfants « Aline et Dupré ou le marchand de Marrons », sa troisième œuvre lyrique « L’Amant anonyme ». Sa seconde comédie musicale « La Chasse ».
La musique du Chevalier de Saint-George est douce, légère. Elle est, par instants, quasi mélancolique, surtout le 11e concerto en sol majeur, opus VII No 2, et les symphonies en sol et ré majeur, opus XI no, 1 et no 2, transposent l’auditeur sur les rives lointaines de son île natale.
Le style du Chevalier de Saint-George s’apparente à celui du préclassicisme, où l’on décèle les influences de son époque. La musique baroque ne transparaît pas dans ses œuvres.

La carrière politique de Saint-George et la Révolution française

Le 14 juillet 1789, lorsque la révolution éclate à Paris, avec la prise de la Bastille, le Chevalier de Saint-George est à Lille. Il se fait enrôler dans la Garde nationale, d’abord comme soldat, puis, un an plus tard, est nommé capitaine. Bien qu’il soit chef de brigade, il n’hésite pas combattre aux côtés de ses hommes de troupe. Il repousse l’assaillant autrichien à Lille avec sa « légion noire ». 

C’est à Lille que le Chevalier de Saint-George compose son dernier opéra : Guillaume tout cœur ou les Amis de village.
Le 4 août, les nobles perdent tous leurs privilèges. Par prudence, le Chevalier de Saint-George renonce à la particule de son nom de famille qui le distingue comme noble.

La « Légion noire », ou légion Saint-George

En proclamant l’égalité des personnes devant la loi, la révolution amorce le processus de la fin de la traite négrière. Bien que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ne concerne que l’homme blanc (« Tous les hommes naissent libres et égaux »), elle aura des répercussions sur le système esclavagiste dans les îles, particulièrement à Saint-Domingue où des émeutes d’esclaves éclatent. 

Le 1er septembre 1791, l’Assemblée législative française accueille des députés noirs de Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti) qui veulent combattre pour les idéaux d’égalité de la Révolution. Elle approuve la formation d’un corps de mille hommes de « gens de couleur», une unité mixte de cavalerie et d’infanterie. Le 7 septembre 1792, Saint-George est nommé colonel et chef de brigade de cette unité dénommée la « Légion franche des Américains et du Midi », composée en grande partie d’ Afro-Antillais. Cette légion a vu le jour à Laon, en janvier 1793. Elle entrera dans l’histoire sous le nom de « Légion Saint-George ».
Le Chevalier de Saint-George fait nommer son collaborateur Alexandre Dumas, le père de l’auteur des « Trois mousquetaires », qui porte le même nom. Ce dernier deviendra général. Tout comme le Chevalier de Saint-George, Alexandre Dumas père est né de l’union prohibée d’une esclave noire, Césette Dumas, et d’un noble ruiné, le marquis Davy de La Pailleterie.
La « Légion noire » défend la ville contre l’armée de la coalition menée par Dumouriez. Dumas et le Chevalier de Saint-George déjouent les plans de trahison de Dumouriez. Ce dernier voulait capturer Lille et marcher sur Paris.
Durant un laps de temps le Chevalier de Saint-George fait figure de héros. Après la victoire de Lille sur les Autrichiens, en avril 1792, le ministère de la Guerre retire les Noirs de la légion et les affecte dans les colonies, afin de réprimer les insurrections. Le ministère met fin ainsi à la carrière du général Dumas et de tous les autres cadres noirs de
l’armée. Cette brigade prend alors le nom de « 13e Régiment de Chasseurs ».

La fin d’une idole

Mais le nouveau régime se méfie des aristocrates. À la suite d’une dénonciation et sans nul motif, le Chevalier Saint-George est arrêté le 4 novembre 1793 à Château-Thierry. Il est destitué de son commandement et accusé d’avoir détourné de l’argent pour payer des dettes. Il est détenu à Chantilly, puis au château d’Hondainville dans l’Oise. Reconnu innocent, il est libéré le 4 novembre 1793. Selon les historiens, il serait parti pour Saint-Domingue pour participer à la révolte haïtienne. 

Au printemps 1797, le Chevalier de Saint-George retourne à Paris. il dirige un nouvel orchestre « Le Cercle de l’Harmonie » au Palais-Royal.
Le 10 juin 1799, il meurt d’une infection de la vessie. La nouvelle de son décès fait la une de la presse. Le public lui rend un vibrant hommage. Quelques œuvres posthumes, dont un concerto et une sonate sont publiés dans les journaux.
En 1802, Napoléon rétablit l’esclavage aux Antilles et à Saint-Domingue. Raciste congénital, il prend des mesures draconiennes pour que le souvenir du Chevalier de Saint-George soit effacé de la mémoire collective. Il bannit sa musique et fait détruire ses oeuvres. Le Chevalier de Saint- Georges tombe dans l’oubli complet jusqu’à l’époque romantique. À la fin du XXe siècle, il connaît un renouveau d’intérêt.
Parmi les mesures que décrétées par Napoléon, l’interdiction aux « Noirs et gens de couleur » le métier des armes (29 mai 1802), le territoire métropolitain (2 juillet 1802) et pour ceux qui s’ y trouvaient déjà « le mariage avec des Blancs » (8 janvier 1803).

Hommage à Saint-George

À l’époque romantique, certains auteurs lui ont rendu hommage. Ils ont pour nom Balzac, Alexandre Dumas fils et Édouard de Bully, dit Roger de Beauvoir, qui lui a consacré un roman adapté au théâtre.

Sa ville natale Basse-Terre lui a rendu hommage en baptisant une rue de son nom et en lui érigeant un monument.

Grâce aux efforts de la Fédération nationale des Associations et Groupements originaires d’Outre-Mer, au mois de décembre 2001, la rue du Général Antoine-Richepanse (situé entre le 1er arrondissement côté pair et le 8e côté impair) a été débaptisée. Elle est devenue la rue du Chevalier de Saint-George. Richepanse fut le général qui a rétabli l’esclavage à la Guadeloupe sur ordre de Bonaparte.
TV5 Monde a diffusé le documentaire « Le Mozart Noir : rétablir une Légende », au Québec et en France, le 10 avril 2003. L’écrivain et historien Claude Ribbe a écrit un spectacle consacré au chevalier de Saint-George « Un Noir à la Cour de Versailles » mis en scène par Bartabas. Il a été joué à Versailles devant 50 000 spectateurs. Ce spectacle été filmé et présenté au public des pays francophones d’Afrique le 2 janvier 2007 sous le titre « Un Noir à la Cour de Versailles ».
De nombreuses associations des Départements et Régions d’Outre-Mer mènent des recherches sur la vie et l’œuvre du Chevalier de Saint-George.

Conclusion

Joseph Bologne, Chevalier de Saint-George, personnage talentueux, « afro-classique » selon l’expression de Claude Ribbe, a marqué son époque.

Sa musique a traversé le temps, malgré toutes les vicissitudes de la vie pour nous parvenir aujourd’hui dans toute sa pureté.
Date : 25 décembre 1795 – 10 juin 1799

Lien : http://saint-george.phpnet.org/

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