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Astuces pour arrêter le défrisage

Lifestyle

Astuces pour arrêter le défrisage

Par naomi P.

Nous voyons de plus en plus d’Africaines renoncer au défrisage et arborer leurs cheveux crépus. 

par BLACK COTTON 

Loin d’être un simple effet de mode, le retour au naturel est un choix mûri, un acte de libération et d’acceptation de soi.

Jamais sans mon défrisant !

Vivre sans défrisage sans rien perdre de sa féminité ni de son potentiel de séduction. Cela peut sembler une hérésie lorsqu’on n’a rien connu d’autre que les commodités du lissage chimique.

Pour beaucoup trop de femmes noires, l’achat de défrisant est devenu une charge fixe bimensuelle, si ce n’est à plus courte fréquence. On le fait sans se poser de question : Ça nous fait des cheveux comme ceux de Beyoncé et en plus, nos mères avant nous le faisaient déjà. Et pourtant…

Le saviez-vous ?

Les femmes noires sont deux fois plus touchées par les fibromes, à un âge plus précoce et d’une taille plus importante.

Quel rapport avec le défrisage, me direz-vous ? Une étude parue dans l’ »American Journal of Epidemiology » (vol. 175, no5, pp 432-438) révèle que les produits défrisants sont un facteur de risque important dans l’apparition et la multiplication des fibromes au sein de la communauté noire. Comment en sommes-nous arrivées à n’avoir aucun scrupule à appliquer six fois par an sur nos têtes un produit si corrosif qu’il nous faut nous protéger les mains pour le manipuler ?

L’ignorance, toujours, mène à la servitude

La nature incomprise du cheveu crépu, le mythe selon lequel il ne pousse pas, le message subliminal des médias vis-à-vis d’une chevelure toujours plus lisse sont autant de raisons qui nous mènent droit à la solution facile. Mais le prix à payer est lourd : cheveux dévitalisés, longueur stagnante et alopécie.

Et, là encore, combien sauront dire stop et tiendront leurs résolutions face au produit faussement salvateur. On s’y accrochera encore, pathétiquement, jusqu’à la calvitie totale, par-dessus laquelle on mettra une perruque, véritable politique de l’autruche. Comme on le sait, il n’est pas pire aveugle que celui qui refuse de voir.

Prendre les choses en main en quatre étapes

1- La prise de conscience

C’est le moment où on se dit : « Ca ne peut plus durer, j’arrête les frais ». Il existe de nombreuses façons de vivre sa féminité à travers les cheveux, autres que par l’addiction au lissage chimique, et tant qu’on n’intègre pas cela, on ne peut rien changer.

2- La documentation

Voilà, je suis prête à passer au naturel. Mais comment faire ? Le dernier souvenir que j’ai de mes cheveux crépus remonte à mon enfance, époque où ma mère se chargeait de la corvée  – Ô combien douloureuse pour moi et fatigante pour elle – de les démêler. Les moteurs de recherche Internet seront mes meilleurs alliés à ce stade. Je rattrape le temps perdu, me cultive sur le cheveu crépu, son entretien et l’histoire du défrisage qui remonte à la période post-esclavage. Si cette sombre période est révolue, pourquoi pas ce vieux complexe du « Bad Hair » ?

C’est aussi sur ce palier que l’on brise tous les vieux mythes sur le cheveu africain, qu’on apprend que le faire pousser très long et souple est à la portée de toutes les femmes noires. On découvre alors le cheveu afro vécu par d’autres naturelles heureuses de leur état, sans pression ni a priori, et cela semble bien moins terrifiant et ghetto qu’on nous l’a toujours fait croire.

Où se documenter ? YouTube, les blogs et pages de nappy et sur www.facebook.com/blackcotton360

3- Le choix de la méthode.

Quand on y est, on y voit déjà beaucoup plus clair. On a acquis du vocabulaire nappy, on sait comment choisir ses produits, on a le choix entre trois méthodes pour se lancer.

• La transition: elle consiste à stopper tout bonnement le défrisage et à laisser pousser les cheveux jusqu’à une longueur avec laquelle on se sent confortable. Recommandée quand on n’est pas prête pour un changement brusque ou qu’on ne préfère pas se voir avec les cheveux courts. L’inconvénient est qu’il peut paraître ardu de cogérer deux textures différentes.

• Le Big chop, ou grande coupe. Idéale pour les plus téméraires ou les plus pressées. Mais attention au choc si l’on est mal préparée, ou si l’entourage ne s’y attendait pas.

• Le Small chop : une solution entre les deux précédentes qui permet d’aller à son rythme. Il s’agit de stopper tout défrisage, et de couper périodiquement les bouts lissés pendant qu’on laisse venir les repousses. Parfaite pour les plus prudentes.

4– Le passage à l’acte.

Quelle que soit la méthode retenue, on prend une photo avant pour immortaliser une dernière fois nos cheveux d’avant, on note la date, et que commence l’aventure du retour au naturel !

 

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