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Une vidéo montre l’étendue du racisme institutionnel au Brésil

Société

Une vidéo montre l’étendue du racisme institutionnel au Brésil

Par Sandro CAPO CHICHI

Un clip vidéo réalisé par le gouvernement de l’état brésilien de Paraná, montre, exemple à l’appui, comment le racisme institutionnel et les préjugés raciaux sont ancrés dans la société brésilienne.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr


Un clip vidéo montre les résultats d’une expérience conduite par l’Etat brésilien de Paraná au sud du Brésil. Pendant l’expérience, des responsables de ressources humaines se sont vus montrer une série de photos de personnes blanches dans des situations diverses. Ils se sont ensuite vus demander quelle action ou profession les personnes représentées accomplissaient. Des autres responsables de ressources humaines se sont ensuite vus montrer les photos identiques à la même série à une exception : ils montraient des personnes noires à la place des Blancs…

Le résultat de la vidéo est particulièrement édifiant.

Ainsi, la où les responsables de ressources humaines interviewés décrivaient un Blanc en costume cravate comme occupant un poste exécutif dans le monde de la finance, le Noir se voyait décrire comme un vigile dans un magasin de shopping ou un chauffeur privé.

Là où une Blanche se voyait décrire comme une designer de mode, la Noire se voyait décrire comme une vendeuse ou une couturière.

Là où un homme blanc se voyait décrire comme s’occupant de son propre jardin, le Noir était décrit comme un jardinier.

Là où une Blanche faisant le ménage se voyait décrire comme faisant le ménage dans sa propre maison, la Noire se voyait décrire comme une femme de ménage.

La où un Blanc courant se voyait décrire comme étant en retard, le Noir était dit ressembler à un voleur ou à un fugitif.

Enfin, lorsqu’une jeune Blanche taguant un mur se voyait décrite comme une ‘artiste de graffiti’, la Noire se voyait décrite comme une ‘tagueuse’.

Une étude citée par la vidéo affirme que 82,6% des Noirs brésiliens ne croient pas que la couleur de peau ait une quelconque influence sur la vie professionnelle et, qu’ils gagnent toutefois 37% de moins que leurs compatriotes blancs.