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Burundi : Pierre Nkurunziza doit-il craindre un nouveau coup d’Etat ?

Politique

Burundi : Pierre Nkurunziza doit-il craindre un nouveau coup d’Etat ?

Par Sébastien Badibanga

Selon certains observateurs, l’assassinat dimanche 2 août du bras droit de Pierre Nkurunziza est « une étape supplémentaire franchie dans cette spirale de la violence » précisant que ce meurtre est « un message » adressé au président burundais.

Est-ce que la vie de Pierre Nkurunziza est menacée ? Dimanche 2 août, le général Adolphe Nshimirimana, pilier du régime, a été assassiné à Bujumbura, la capitale, alors qu’il se trouvait à l’intérieur de sa voiture. Explication : son véhicule a été pris pour cible par une roquette suivie des tirs d’arme automatique.

Les réactions d’indignation se multiplient. L’union africaine (UA) se dit « horrifiée » et condamne « un acte barbare » susceptible de « déstabiliser un peu plus le Burundi, déjà dans une situation fragile », rapporte RFI Afrique.

« Une étape supplémentaire franchie dans cette spirale de la violence »

D’où les inquiétudes de certains observateurs. A les entendre, l’assassinat de l’ex-directeur des services secrets est « une étape supplémentaire franchie dans cette spirale de la violence » précisant que ce meurtre est « un message » adressé au président burundais. « Mais les élections ont approfondi cette crise (…) Ce qui est au bout du chemin, c’est un nouveau conflit », confie à RFI Afrique Thierry Vircoulon, directeur pour l’Afrique centrale de l’ONG International Crisis Group.

Par ailleurs, le président réélu il y a une semaine seulement est déjà contesté. L’opposition compte oeuvrer pour l’organisation d’un nouveau scrutin d’ici un an. Alors question : Pierre Nkurunziza doit-il craindre un nouveau coup d’Etat ?

En tout cas, le meurtre de son bras est un très mauvais signal à même d’embraser le pays. Pour rappel, le chef de l’Etat burundais a été victime d’une tentative de coup d’Etat, mi mai, alors qu’il participait à un sommet régional en Tanzanie. A son retour, les militaires putschistes s’étaient finalement rendus. L’avenir nous dira si l’histoire se répétera ou non…