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Burundi : Pierre Nkurunziza doit-il craindre un nouveau coup d’Etat ?

Politique

Burundi : Pierre Nkurunziza doit-il craindre un nouveau coup d’Etat ?

Par Sébastien Badibanga 3 août 2015

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Selon certains observateurs, l’assassinat dimanche 2 août du bras droit de Pierre Nkurunziza est “une étape supplémentaire franchie dans cette spirale de la violence” précisant que ce meurtre est “un message” adressé au président burundais.

Est-ce que la vie de Pierre Nkurunziza est menacée ? Dimanche 2 août, le général Adolphe Nshimirimana, pilier du régime, a été assassiné à Bujumbura, la capitale, alors qu’il se trouvait à l’intérieur de sa voiture. Explication : son véhicule a été pris pour cible par une roquette suivie des tirs d’arme automatique.

Les réactions d’indignation se multiplient. L’union africaine (UA) se dit “horrifiée” et condamne “un acte barbare” susceptible de “déstabiliser un peu plus le Burundi, déjà dans une situation fragile”, rapporte RFI Afrique.

“Une étape supplémentaire franchie dans cette spirale de la violence”

D’où les inquiétudes de certains observateurs. A les entendre, l’assassinat de l’ex-directeur des services secrets est “une étape supplémentaire franchie dans cette spirale de la violence” précisant que ce meurtre est “un message” adressé au président burundais. “Mais les élections ont approfondi cette crise (…) Ce qui est au bout du chemin, c’est un nouveau conflit”, confie à RFI Afrique Thierry Vircoulon, directeur pour l’Afrique centrale de l’ONG International Crisis Group.

Par ailleurs, le président réélu il y a une semaine seulement est déjà contesté. L’opposition compte oeuvrer pour l’organisation d’un nouveau scrutin d’ici un an. Alors question : Pierre Nkurunziza doit-il craindre un nouveau coup d’Etat ?

En tout cas, le meurtre de son bras est un très mauvais signal à même d’embraser le pays. Pour rappel, le chef de l’Etat burundais a été victime d’une tentative de coup d’Etat, mi mai, alors qu’il participait à un sommet régional en Tanzanie. A son retour, les militaires putschistes s’étaient finalement rendus. L’avenir nous dira si l’histoire se répétera ou non…