CULTURE

5 raisons d’aller voir SELMA

 

Le 11 mars dernier avait lieu la sortie officielle du film Selma réalisé par Ava DuVernay.

Petit teaser : le film Selma retrace le combat du pasteur Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Sa campagne s’est achevée par une longue marche depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama et qui a conduit le président Johnson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.

Ne sachant pas du tout à quoi m’attendre et ne connaissant pas du tout le contexte légendaire de la marche de Selma (je dois l’admettre), je suis allée voir ce film en pensant qu’il s’agissait d’un documentaire romancé du Dr Martin Luther King. Mais à mon grand étonnement, la réalisatrice afro-américaine Ava DuVernay a fait l’effort de rentrer au cœur de l’histoire de Selma.

Un beau film à aller voir et qui encouragera chacun à se battre pour ses convictions.

Voici mes top 5 raisons d’aller voir Selma :

  1. Parce qu’il y a 50 ans, un afro-américain a réussi à rassembler tous les peuples et marquer l’histoire

Ça fait toujours du bien de se plonger un peu dans les annales de notre communauté et de voir les exploits de certains grands personnages. En 1965, le Dr Martin Luther King se bat pour que les noirs soient mis au même pied d’égalité que les blancs. Un film qui tombe à pic, lorsqu’on entend dans l’actualité américaine, que de plus en plus d’erreurs policières sont faites envers des afro-américains.

  1. L’acteur principal n’est ni un esclave, ni un mec du ghetto ou un second flic rigolo

Oui, parce qu’après 12 years of slave, Samba, Bande de filles… je commençais à désespérer de revoir de bons films avec un noir en tête d’affiche. Pas que les films cités soient tous mauvais, mais est-ce que les acteurs noirs sont condamnés à jouer ce genre de rôle ?

L’acteur David Oyelowo est très convaincant dans le rôle de Martin Luther King. Lorsque l’acteur interprète les sermons du pasteur, on sent l’audience portée et touchée. Dans ses interviews pour la promotion du film, David Oyelowo explique qu’il a mis un point d’honneur à ne pas juste imiter le célèbre activiste mais à s’immerger de son personnage en apprenant son histoire.

SELMA

  1. Parce que la réalisatrice Ava DuVernay est la première femme afro-américaine à avoir été nominée pour un Golden Globe (une des principales récompenses du cinéma aux Etats-Unis avec les Oscars)

La réalisatrice a fait un travail de fond en essayant de conter l’histoire en respectant les témoignages et les faits.

  1. Pour la bande originale

Et particulièrement la chanson Glory, interprétée par John Legend et Common. Les chanteurs ont reçu l’oscar de la meilleure chanson originale. Lors de son discours au moment de recevoir sa récompense, John Legend dénonce le fait de vivre dans un pays où il y a plus de noirs sous contrôle judiciaire qu’il y avait de noirs esclaves en 1850… Un discours ovationné par tout le public.

Attention : frissons dans tout le corps assurés !

 

  1. Pour l’émotion générée

De manière générale, le film est bien mené. Du début à la fin, le spectateur peut sentir l’émotion de cette lutte lancée par le Dr Martin Luther King.

De plus, il ne s’agissait pas seulement d’un film idolâtrant un ancien héro. On a pu le voir dans ses moments de doutes et de peurs. On a pu aussi voir l’importance des personnages qui l’entouraient et de leurs soutiens. Les scènes sur le pont « Edmund Pettus Bridge » sont poignantes. Les acteurs sont plus que crédibles dans leurs interprétations.

 

Bref… Deux heures d’émotions garanties ! On est touché et surtout interpellé : on réalise que le combat pour l’égalité des peuples n’est pas terminé.

Steffi Mateta est une jeune femme dynamique portant plusieurs casquettes : rédactrice mode/beauté et actu people pour NOFI, elle est également une sprinteuse de haut niveau et la créatrice du blog Aminy, Croire au potentiel africain ( http://aminy.net/ )

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