CULTURE

Serge Ibaka : l’enfant du Congo

Pas étonnant que Serge Ibaka soit une étoile du basket lorsque l’on sait que ses deux parents étaient tous deux des grosses pointures dans ce sport. Il a la fibre comme on dit. Découvrez, ou redécouvrez, son documentaire poignant, Son Of the Congo.

Un tournage qui a commencé en juillet dernier dans le beau pays du Congo Brazzaville, terre riche en histoire agrémentée de conflits politiques. Pays qui a vu naître le joueur vedette des Thunder d’Oklahoma City, Serge Ibaka, un homme grand par la taille, par le talent et par le cœur. Celui que l’on appelle affectueusement « Yao » (en référence à Yao Ming, basketteur de 2m29), retrace et partage avec le public son parcours hors du commun. C’est une invitation à un voyage intime entre souvenirs de coupures d’électricité, sa famille, la dureté de la rue, la solitude, sa sélection en équipe professionnelle de basket…
Des difficultés de son enfance à son ascension dans la NBA, le fils du Congo se livre dans un documentaire, sa vie décomposé en six chapitres : Son Of the Congo.

Son of the Congo : This Is Africa
Le monde du Basketball le connaît comme Serge Ibaka, un puissant attaquant et un redoutable adversaire sur le terrain. De son vrai nom  Serge Ibaka Ngobila Jonas, l’enfant chéri du Congo (Brazzaville, précision) nous parle de son passé entre les deux rives avant son entrée à la NBA.

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Son of the Congo : Born Lucky
Un second épisode qui commence dans une ambiance enjouée. Serge Ibaka nous présente ses proches, notamment sa grand-mère maternelle Mémé Titi et sa fille de 7 ans, Ranie, dont il a découvert la paternité il y a quelques années. Des moments émouvants partagés en famille…

« Je dis à ma fille de remercier Dieu tous les jours pour l’amour qu’elle reçoit ».

Son of the Congo : Everything Is Possible
Troisième partie : compte tenu de sa gloire et de la célébrité, Serge a été très vite submergé par des demandes d’argent. On sait comment ça se passe en Afrique lorsqu’on reçoit la visité de quelqu’un qui vient d’Europe ou, comme lui, des États-Unis. Un moment dans la vidéo, on voit Serge passant devant un grand panneau publicitaire des Jeux Ibaka, son propre tournoi de Basketball. En la voyant, on peut voir la fierté sur son visage.

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Son of the Congo : The Real Saints
Épisode 4, Serge Ibaka continue son road-trip congolais et sa mission d’aider les autres au sein de l’Hôpital Biamba Marie Mutombo de Kinshasa (RDC) dont l’initiateur n’est rien d’autre que Jean-Jacques Dikembe Mutombo Mpolondo. Image touchante lorsqu’il aide une petite fille, Mobomba âgée de 9 ans, à régler son appareil auditif et d’autres personnes sourdes qui n’ont jamais entendu la voix de leurs parents. Une traversée du fleuve Congo plus tard, il nous emmène à la rencontre des jeunes occupants et équipes de la Fondation Starkey, un orphelinat kinois. « Ce n’est pas juste« , dira Serge à la vue d’enfants lépreux allongés sur des matelas dans la cour du l’établissement.

Son of the Congo : I’m Still That Kid
Dans ce cinquième et dernier épisode, Serge revient au parc Charles de Gaulle où il a fait ses premiers pas de basketteur étant enfant. La star de la NBA rencontre un jeune joueur qui rêve d’être le prochain « numéro 9 » et la joie de sa famille.

« Je rêvais parce que le rêve est gratuit ».

son of the congo

Ce documentaire montre un Ibaka sensible au devenir de son pays, surtout celui des enfants qui sont négligés par une société qui ne réalise pas forcément le capital « avenir » qu’elle possède. De l’Afrique aux États-Unis il aurait pu prendre la grosse tête, mais non. Bousculé par la vie à ses débuts, il montre aujourd’hui qu’avec de la volonté, la foi et un brin d’humilité rien n’est impossible.

Source vidéo : Grantland.com

Qui suis-je ? En quelques mots ? Ok top chrono ! Chargé de projet Noir&Fier La marque (et des partenariats NOFI), rédactrice mode - mais à coup sûr vous avez dû lire mes articles dans les rubriques Psycho, Société, Santé ou même Culture - blagueuse, (grande) bouffeuse, dormeuse, rêveuse, amoureuse (de la vie, rires), bref moi !

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