Emmenés par un Victor Wembanyama des grands soirs, les San Antonio Spurs ont sorti les champions en titre les Oklahoma Thunder (111-103).
« Je veux vivre ses émotions, c’est comme si ma vie en dépendait. », déclare le tout frais MVP de la finale de conférence Ouest. Quelques minutes auparavant, le longiligne français de 22 ans a laissé rage et sueur sur le parquet du Paycom Arena, et ses travées aux cinquante nuances de bleu. Jeu, Game 7 et Wembanyama.
WEMBANYAMA ET LES VOYAGES QUI FORMENT LA JEUNESSE

Le bruit, le vacarme, le tohu-bohu des fans d’OKC ne perturbent en rien l’entame de match de Wembanyama et les siens. Remplis d’agressivité, dans le bon sens du terme, et de désir de bien faire lors de ce Game 7, les hommes du coach Mitch Johnson mettent la pression sur le tenant du titre. Les deux premiers points de la rencontre sont inscrits par le tall french guy – et ses 2,24 m – face à l’indolent et inoffensif Chet Holmgren. Son very best friend.
Puis, il lui dunke dessus à deux mains (10-2). Autant dire que la soirée s’annonce longue pour le pivot américain. Stephon Castle, Devin Vassell et Julian Champagnie apportent eux aussi leur pierre à l’édifice. Et pendant ce temps-là, Shai Gilgeous-Alexander, déjà privé de Jalen Williams et Ajay Mitchell, est abandonné par ses lieutenants. Ses 13 points dans le second quartan sont à peine suffisants pour stopper San Antonio. Les fautes notamment la grosse d’Alex Caruso sur Castle, que Dylan Harper a eu la bonne idée de retenir, non plus.
Résultat : les Spurs virent en tête à la mi-temps (53-50).
SHAI TOUT SEUL COMME UN GANT

Le troisième quartan démarre. Les Spurs font la course en tête jusqu’à ce que le double champion Alex Caruso, avec les Lakers de Lebron James puis le Thunder, plante un trois points. (60-61)
Dans la foulée, Shai se frotte contre Castle, alors qu’il avait fait la différence. Deux lancers-francs. (60-63)
À l’image de son équipe, la Paycom Arena n’a pas encore dit son dernier mot et y croit. Le tir au buzzer de Jaylin Williams, américano-vietnamien, la fait hurler. (79-77)
WEMBANYAMA ET LES SPURS SAUVÉS PAR HORNET
Le début du quatrième et dernier quartan est marqué par un concours à trois points qui ne dit pas son nom. D’un côté, Keldon Johnson et Julian Champagnie (auteur de 20 points au final) et de l’autre Jason Wallace de l’autre.
Wembanyama quant à lui cumule panier et faute. Il en prend une cinquième sur Hartenstein. (97-89)
Limitée, San Antonio s’en remet à un remplaçant : Luke Hornet.
Champion NBA avec les Celtics, le pivot avait été jusque-là critiqué pour son apport dans le jeu. Après avoir réussi l’action du match, un chase down block sur Caruso, (97-91), plus personne ne parlera.
Le Thunder manque l’occasion de revenir à points et dit adieu à une finale. Les Spurs continuent jusqu’à la derniere seconde littéralement avec un dunk rageur de Devin Vassell (11 points au total). Score final : 111 – 103. Dans son duel face au double MVP, auteur de 35 points, Victor Wembanyama aura inscrit 22 points avant de déclarer : « Je veux vivre ses émotions, c’est comme si ma vie en dépendait. »

Sans le savoir ou presque, le défenseur de l’année et ses coéquipiers ont conclu en apothéose une des plus belles soirées sportives de l’histoire. Quelques heures auparavant, c’est une autre équipe vicieuse qui avait perdue face…au Paris Saint-Germain.
Rendez dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 juin pour le premier match : San Antonio Spurs/New-York Knicks.
