SOCIÉTÉ

Coronavirus : confirmation du premier cas en Afrique subsaharienne

Le premier cas de coronavirus en Afrique subsaharienne a été confirmé par les autorités nigérianes.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.media

La première victime du coronavirus en Afrique subsaharienne

La victime est un citoyen italien travaillant au Nigeria. Il est rentré au pays le 25 février en provenance de la ville de Milan. Milan est précisément la capitale de la Lombardie, la région la plus en proie au coronavirus en Italie…qui est elle-même le pays qui en est le plus victime en Europe. Les autorités nigérianes ont déclaré que l’état de santé du patient était stable. Il ne souffrirait d’aucun symptôme préoccupant. Il est en soins dans un hôpital de la ville. Une recherche des habitants de Lagos qu’il a rencontrés depuis son arrivée serait en cours.

Les craintes d’une propagation à l’échelle du continent

Ces réserves et mesures sont toutefois loin d’effacer les peurs relatives à une propagation particulièrement dévastatrice du coronavirus en Afrique subsaharienne. En effet, Lagos, en comptant  son agglomération, est simplement la ville la plus peuplée du continent au sud du Sahara. D’autre part, dans le domaine de la santé, de nombreux observateurs redoutent les faiblesses dans le domaine de la santé, des systèmes de prévention, de détection et de soins.

Des consignes pour la population

Les autorités nigérianes ont invité aux membres de la population de rester chez eux s’ils souffraient de fréquents éternuements ou toux, voire de contacter les autorités en cas d’inquiétude. Elles ont aussi vivement conseillé de se laver les mains avec du savon, de l’eau et des gels hydroalcooliques. De l’extérieur, le respect scrupuleux de ces consignes peut paraître difficile à tenir. En 2019, un représentant de l’UNICEF rappelait que 94% des Nigérians ne se lavaient pas les mains de manière efficace. De même, seuls 21% des foyers avaient accès à un système de lavage de mains aux normes d’hygiènes basiques.

L’apport du traitement d’Ebola

Espérons toutefois que le Nigeria surprendra le monde comme il l’avait fait en 2014, avec sa gestion efficace de la propagation du virus Ebola.  Celle-ci a en effet du préparer le pays à un nouveau risque d’épidémie. Cela a notamment du être le cas dans le domaine de la transmission des risques relatifs à la contraction et la propagation du virus. La crainte d’une propagation soudaine du virus pourrait parler aux populations locales. En tous cas plus que les risques habituellement causés par le manque d’hygiène dans le lavage des mains que beaucoup de populations ont du intégrer comme normaux.

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