SPORT

(Transferts) Jusqu’à ce que Paris en Neymar !

Victor Newman serait vexé que le feuilleton Neymar dure autant que les Feux de l’amour!

Par Georges Dominique.

« Tu es où ? » demande ta chérie, qui attend impatiemment que tu viennes la chercher pour aller dans ce restaurant où vous vous rendez régulièrement. Il n’y a pas que ta copine qui frémisse d’impatience ! Absent des terrains depuis juin 2019 pour cause de blessure puis de transfert en cours de réalisation, l’abracadabrant footballeur brésilien Neymar souhaite lui aussi partir vers une destination qu’il connaît bien : Barcelone. C’est à peu près la seule chose dont on soit sûr dans un feuilleton, qui dure depuis des semaines et des semaines.

LES FEUX DE L’AMOUR

L’histoire d’amour entre le Qatar Saint-Germain et Neymar avait pourtant bien commencé. Souviens-toi l’été 2017…

Cette année-là, Neymar chantait pour la première fois : « Paris c’est magique ! »

Malgré le coup de bluff du défenseur provocateur Piqué et son se queda, « il reste » en VOSTFR, l’attaquant auriverde quitte le club catalan après quatre années passées avec notamment deux Liga, une Champions League (2015) et une Coupe du monde des clubs, dans le caddie.

View this post on Instagram

Se queda.

A post shared by Gerard Piqué (@3gerardpique) on

Le 3 août 2017, le natif de Mogi das Cruzes, ville de l’état de Sāo Paulo, rejoint officiellement le Paris Saint-Germain pour la modique de 222 millions d’euros, soit le « transfert le plus cher de l’histoire du football ».

Lors de la sa présentation au Parc des Princes, le bourreau de la remontada au Camp Nou (6-1, un doublé pour lui) se fend d’un petit : « Paris est magique ! ». Histoire de bien mettre les supporters dans ses poches.

C’est peut-être la seule fois à quelques exceptions près où ces supporters parisiens n’ont pas boudé leur plaisir d’avoir l’un des tous meilleurs joueurs au monde dans leur écurie. Depuis, la série de leurs griefs est plus longue que la liste des courses de la rentrée !

ZÉRO LIGUE DES CHAMPIONS

Neymar à l’entraînement au Paris Saint-Germain, peut-être pour quelques jours encore – Getty Images

En tête de liste des reproches formulés à l’encontre du champion olympique de football (2016), la Champions League. Ou plutôt son absence dans les vitrines du club.

Avec ou sans Neymar, pas de quart !

Neymar devait aider Paris à gagner la coupe aux grandes oreilles et Paris devait accessoirement l’aider à gagner le Ballon d’Or. Au lieu de ça, le club parisien a été sorti à deux reprises en 8èmes de finale.

La première fois par le futur vainqueur de la compétition (absent lors du match retour, pour cause de blessure), et la seconde fois, par de jeunes mancuniens expérimentés sous les yeux ébahis et la bouche ouverte du brésilien une nouvelle fois absent des terrains, mais fou de rage en dehors.

L’argent ferait le bonheur de Neymar

L’autre argument qui revient souvent c’est son absence d’amour du maillot. En français facile, le numéro dix parisien aurait signé pour l’argent.

Pour rappel, son salaire mensuel serait estimé à 3,06 millions d’euros selon L’Équipe.

Admettons qu’il est effectivement pour l’argent : peut-on réellement le lui reprocher ? Que ce soient Anelka et Drogba au Shangai Shenhua, Eto’o à l’Anzi Makhachkala), d’autres avant lui ont probablement rejoint des championnats moins compétitifs pour le projet sportif.

Là où le bât blesse, c’est que Neymar est plus qu’un footballeur : c’est une marque.

MÉS QUE UN CLUB

Attend…On dirait la port s’ouvre hein ! Je vais partir ! – Getty Images

David « toujours bien sapé » Beckham a incarné pendant longtemps le footballeur-objet, celui dont les revenus publicitaires étaient largement supérieurs à son salaire. Ou encore celui dont la simple apparition dans une publicité pouvait faire faire n’importe quoi à la ménagère de moins de cinquante ans. Aujourd’hui encore, son image reste vendeuse en témoigne sa vraie fausse amitié avec le super-héros barjot Deadpool.

Neymar, et ses revenus qui s’élèveraient à 105 millions de dollars selon Forbes, est une marque plus importante que le Paris Saint-Germain dont la tournée estivale asiatique s’inscrit dans une stratégie de développement à l’international. Avec sa belle gueule, son charisme et ses multiples contrats publicitaires (Beats Electronics, Electronic Arts, Gillette, Mastercard, Nike, etc.)Neymar, c’est mès que un club[1] ! Perdre le magicien brésilien serait un coup dur pour les Parisiens qui ont rejeté quasiment toutes les offres émanant du F.C Barcelone.

La dernière en date – en cours de discussion au moment où nous écrivons ces lignes – serait celle-ci : 125 millions d’euros, plus le milieu croate Ivan Rakitic, le prêt d’Ousmane Démbélé. Le dénouement serait proche…

Bien que la fin du mercato soit le 2 septembre prochain, Paris refuse de brader un joueur désireux de partir et qui a annoncé son prochaine apparition dans la future saison de la série des braqueurs espagnols amoureux de géographie : La Casa de Papel.

Encore quelques épisodes avant tu cesses d’entendre au sujet du remuant ailier gauche : « Il est où ? ».

[1] La devise du F.C Barcelone.

VOUS AIMEREZ AUSSI: 

Joel Camargo, le destin tragique du premier joueur brésilien à avoir évolué au PSG

 

Articles : 435