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Des étudiantes créent « Drepacare », une application pour lutter contre la drépanocytose

Anouchka Kponou, Meryem Ait Zerbane et Laetitia Defoi, étudiantes en santé publique à Paris, ont conçu « Drepacare ». Une application mobile pour lutter contre la drépanocytose.

« Drepacare », une application pour lutter contre la drépanocytose

Des étudiantes créent "Drépacare", une application pour lutter contre la drépanocytose

Logo de l’application « Drepacare »

Anouchka Kponou, Meryem Ait Zerbane et Laetitia Defoirois sont des étudiantes en santé publique à Paris. En 2017, elles créent « Drepacare », une application mobile pour lutter contre la drépanocytose. Depuis le lancement de leur application mobile Drepacare, de nombreux malades ont désormais accès à l’information.

En effet, l’application permet de prévenir et informer sur la maladie. Doté d’un suivi médical, les fonctionnalités de Drepacare offrent un quotidien aux malades.

« Drepacare est une application à destination des malades, des professionnels de santé et des associations qui luttent contre la drépanocytose. L’objectif est d’accompagner le drépanocytaire dans la gestion quotidienne de son traitement et de le rendre autonome. »

L’application fonctionne donc comme un carnet de santé. « Le malade peut renseigner les dates de ses dernières crises de douleur et leur degré, sa dernière hospitalisation et la durée, le traitement thérapeutique, et le calendrier des rendez-vous. Le tout constitue un historique qu’il peut télécharger et mettre à disposition d’un spécialiste », explique Meryem Ait Zerbane. Les utilisateurs peuvent avoir aussi accès à des articles conseils sur la nutrition et les avancés scientifiques dans la lutte contre la maladie génétique.

Un trio d’excellence

Des étudiantes créent "Drépacare", une application pour lutter contre la drépanocytose

Anouchka Kponou, Laetitia Defoi et Meryem Ait Zerbane

Les trois jeunes étudiantes ont conçu un projet qui révolutionne une maladie encore peu connue. La Béninoise Anouchka Kponou est ingénieure en biotechnologie, la Marocaine Meryem Ait Zerbane est pharmacienne et la Française Laetitia Defoirois, originaire de la Martinique, est infirmière. Cette dernière est drépanocytaire. « C’est parce que nous avons été touchées par sa souffrance que nous est venue l’idée de travailler sur un projet innovant portant sur la drépanocytose. (…) C’était un projet coup de cœur », raconte Anouchka Kponou.

« Les malades ou leurs parents ne savent souvent pas comment s’y prendre. Ils sont peu informés. Ils ne connaissent pas suffisamment les précautions qu’il faut prendre pour éviter les crises. Sur notre page Facebook, les internautes nous posent beaucoup de questions », explique Laetitia.

Qu’est-ce que la drépanocytose?

La drépanocytose est la première maladie génétique au monde avec plus de 50 millions d’individus atteints. Il s’agit d’une anomalie de l’hémoglobine, la protéine assurant le transport du dioxygène dans le sang. Elle se manifeste par de l’anémie et de récurrentes crises de douleurs osseuses ou articulaires. Selon l’OMS, 300 000 personnes naissent chaque année avec cette anomalie, principalement en Afrique. En France, près de 400 cas sont dépistés par an. La maladie génétique, difficilement guérissable, touche les populations afrodescendantes.

La drépanocytose se transmet à l’enfant par ses deux parents. Ainsi, ce sont 300 000 enfants qui naissent avec cette maladie chaque année, dont les 2/3 en Afrique subsaharienne. Parmi ceux-ci, 50 à 80%  n’atteindront pas l’âge de 5 ans.

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