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3 informations à RETENIR pour ce début de semaine

Politique

3 informations à RETENIR pour ce début de semaine

Par SE

Ce mercredi 8 juin, NOFI vous présente une revue de presse des 3 informations à RETENIR absolument en ce début de semaine : la nouvelle manifestation de l’opposition contre la Commission électorale au Kenya, l’implication présumée de Guillaume Soro dans le putsch au Burkina Faso en septembre dernier et le bilan actualisé des victimes au Niger, trois jours après l’attaque de Boko Haram.

Deux personnes ont été tuées et six autres blessées par balles dont un enfant de six ans ce lundi 6 juin à Kisumu dans l’ouest du Kenya, à la suite d’une nouvelle manifestation de l’opposition et des organisations de la société civile. Les deux parties réclament la dissolution de la commission électorale à cause de sa partialité en faveur du pouvoir en place et son incapacité à garder l’équité en vue des présidentielles d’août 2017. Cette élection opposera Uhuru Kenyatta, Président actuel et Raila Odinga, ex-Premier ministre.

La mort des deux civils a suscité la colère des manifestants et provoqué de violents heurts avec la police anti-émeute dans le bidonville de Kondele en périphérie de Kisumu. « Ce n’est pas juste, la police ne peut pas tirer sur les gens à chaque fois qu’ils exercent leurs droits. Cet homme a été tué par balles alors qu’il manifestait » témoigne Michael Omondi, un manifestant, à propos du premier corps découvert avec une trace de blessure par balle, placé par des jeunes devant la morgue d’un hôpital de Kisumu.
Plusieurs magasins ont été pillés, deux supermarchés détruits et des immeubles en verre défoncés. Les policiers n’ont pas hésité à tirer à balle réelle et utiliser des canons à eau ainsi que des gaz à lacrymogènes pour disperser des jeunes qui leur jetaient des pierres.

Depuis  plus d’un mois, plusieurs manifestations contre la commission électorale sont organisées dans les rues de Kimusu, fief de l’opposition et d’autres villes du Niger. En mai, deux jours, après la mort de trois manifestants, l’opposition avait décidé de suspendre les descentes dans les rues puis, s’est résolue à repartir au front aujourd’hui après avoir reçu l’autorisation de la Haute cour kenyane de manifester !

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Un manifestant tente d’esquiver le coup de bâton du policier

De l’autre côté, un peu plus vers l’ouest, le Burkina demande à la Côte d’Ivoire de poursuivre Guillaume Soro, Président de l’assemblée nationale pour son implication présumée dans le putsch du 17 septembre 2015, dans le cadre d’une procédure de « dénonciation ». Selon le commandant Alioune Zanré, en raison de « conventions multilatérales et bilatérales qui lient le Burkina aux autres organisations et pays (…) l’extradition n’est pas possible en matière d’infraction politique » et « en matière d’infractions militaires ».

Mi-janvier dernier, la justice burkinabé avait émis un mandat d’arrêt contre l’ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro. Ce sont des enregistrements téléphoniques entre Djibrill Bassolé, ancien ministre des affaires étrangères burkinabé, -actuellement en prison- et l’accusé présumé qui lui sont reprochés. Lors de leur discussion, les deux hommes évoquent la possibilité de « frapper » dans le nord du Burkina pour faire « paniquer » l’armée qui s’apprêtait à ce moment là à mettre la main sur le siège de la RSP (Régiment de sécurité présidentielle). Une conversation que les deux accusés nient totalement et dénoncent comme une « manipulation ».

Guillaume Soro, Président de l'assemblée nationale ivoirienne

Guillaume Soro, Président de l’assemblée nationale ivoirienne

On termine cette revue de presse, avec le bilan actualisé des victimes de l’attaque terroriste de Boko Haram survenu vendredi passé dans la localité de Bosso au Niger. Samedi, un premier bilan annoncé par le ministre nigérien de la Défense, faisait état de « trente militaires nigériens et deux militaires nigérians tués » ainsi que « 67 militaires nigériens et nigérians blessés ».

Après une visite du ministre de la Défense à Bosso, ce dimanche 5 juin, un communiqué du gouvernement lu à la télévision publique par son porte-parole, Assoumana Malam Issa ce lundi 6 juin, indiquait « 26 morts côté ami dont 24 soldats Nigériens et deux soldats Nigérians, 112 blessés dont 111 militaires et une femme civile ». Du coté de Boko Haram, « 55 morts ont été enregistrés et de nombreux blessés », ont assuré les autorités nigériennes qui n’avaient jusqu’ici pas donné de bilan côté assaillant.

Le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours, tandis que de milliers d’habitants de Bosso prennent la fuite vers des « zones sûres », raconte une source onusienne ce lundi 6 juin.
D’autre part, Assouma Malam Issa a affirmé que « Contrairement à cette rumeur savamment distillée (…) la ville de Bosso est totalement sous contrôle », et assure « la volonté » du Niger « de combattre sans faiblesse Boko Haram ».

L’attaque de Bosso est l’une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram au Niger depuis que le pays a décidé de lutter contre les insurgés en février 2015.

Des habitants de Bosso quittent la ville

Des habitants de Bosso quittent la ville

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