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Nigeria : plus de 80 morts après les attaques meurtrières de Dalori

Société

Nigeria : plus de 80 morts après les attaques meurtrières de Dalori

Par SE

Dans la nuit de samedi à dimanche, une série d’attaques meurtrières attribuées à Boko Haram a lieu à Dalori, une localité dans le nord-est du Nigeria à quelques kilomètres de Maiduigiri, la capitale de l’Etat de Borno au nord-est du Nigeria. Un bilan provisoire publié dimanche après-midi faisait état d’une cinquantaine de morts et de plusieurs blessés mais ce dernier a été modifié ce lundi 1 février. Il est passé à 86 morts dont plusieurs enfants brûlés vifs et 136 blessés.

Selon l’armée et des témoins locaux, des hommes dans deux voitures et des motos ont fait irruption dans le village de Dalori à proximité de camps qui abritent 25 000 réfugiés ayant fui les menaces du groupe islamiste puis ont ouvert le feu sur les civils avant de brûler plusieurs maisons. D’autre part, « Trois femmes kamikazes se sont ruées vers la foule avant de sauter les explosifs qu’elles portaient » indique le colonel Mustapha Ankas, porte-parole de l’équipe de la lutte contre le terrorisme au Nigeria.

« Quand les assaillants ont fait irruption à Dalori, beaucoup de personnes se sont réfugiés dans la brousse, moi inclus » a raconté Malam Masa Dalori, chef local avant de poursuivre « Quand nous sommes revenus le matin suivant, le village avait été rasé. Au moins 50 personnes ont été tuées et il y’a beaucoup de blessés. »

Boko Haram qui depuis plusieurs mois multiplie ce genre d’attaques meutrièress au Nigeria est fortement soupçonné d’être derrière cette tuerie. Depuis le début de 2015, au moins 3 500 civils ont été tués, une quizaine d’attaques ont été perpétrés au Nigeria. Selon Alamin Bakua, un survivant de la tragédie de ce samedi 30 janvier, dont certains membres de sa famille sont décédés ou blessés, la tuerie a duré environ 4 heures.

« Au total, 65 coprs ont été déposés à l’hôpital spécialisé, dix autres à l’hôpital universitaire de Maduiguri et 10 autres ont été enterrés hier (dimanche) dans le cimiétière communuataire de Dalori » a précisé le docteur Haruna Msheila, commissaire à la santé pour l’Etat de Borno ce lundi. La ville de Maiduigiri qui compte 2,6 millions d’habitants et 1,6 refugiés de refugiés selon l’ONU est l’une des cibles de l’organisation terroriste nigeriane.

Un peu plus loin du Nigeria, au Tchad, ce dimanche deux attentats suicides ont fait  trois morts et 56 blessés dans deux localités de la région du lac Tchad souvent visé par  Boko Haram.

La première attaque s’est produite à Guié où un kamikaze à moto s’est fait exploser, tuant une personne et en blessant 32 autres, a indiqué à l’AFP un officier des services de sécurité anonyme. La deuxième attaque a eu lieu dans le village de Miterine provoquant la mort de deux personnes et 24 blessés.

Boko Haram qui pour le moment n’a toujours pas revendiqué ces différents attentats n’a pas l’air de vouloir céder face aux opérations militaires menées par une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) dotée de 8.700 hommes, fondée par le Cameroun, le Niger, le Tchad et le Nigeria.

Par ailleurs, le président Nigérian Muhummadu Buhari s’était fixé jusqu’à la fin de l’année dernière pour vaincre le groupe de djihadistes. Un objectif qui pour le moment n’a pas encore été atteint mais après un mois de juillet sanglant au Nigeria les attaques semblent avoir diminué grâce aux ripostes de l’armée.

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