Trilogie Kemi Seba

Nigeria : un nouvel attentat dans le nord du pays

Société

Nigeria : un nouvel attentat dans le nord du pays

Par SE

Ce mercredi 18 novembre, un nouvel attentat a frappé la ville Kano situé au nord du Nigéria. Deux filles âgées de 11 et 18 ans ont déclenché leur ceinture d’explosifs sur un marché très fréquenté en plein après-midi. Quinze personnes ont été tuées et cinquante ont été blessées.

L’incident s’est produit au lendemain de l’attentat à la bombe à Yola, capitale d’Adamawa au nord-est du Nigéria où 30 personnes sont mortes et environ 70 ont été blessées. La bombe a explosé au milieu de la foule peu après la prière du soir alors que les habitants de la ville quittaient la mosquée. Ce drame intervient quelques jours après la visite du président nigérian Muhammadu Buri à Yola au cours de laquelle il avait affirmé que « Boko Haram appartient bientôt au passé ».
A l’issu de l’attaque de ce mardi, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook avait déployé son dispositif d’urgence « safety check » qui permet d’envoyer le message « je suis en sécurité » à ses ami(e)s Facebook pour les habitants de Yola. En effet, très critiqué la semaine dernière par les internautes pour ne pas avoir mis en place ce dispositif pour d’autres événements tragiques survenus avant les attentats de Paris vendredi dernier. Le fondateur de Facebook semble avoir entendu les revendications de ses utilisateurs et veut limiter les polémiques…

« Nous avons de nouveau activé le "safety check" après l’explosion au Nigeria », a annoncé Mark Zuckerberg lui-même sur sa page Facebook. Le patron du réseau précise que ses équipes « élaborent des critères » pour savoir où et quand ce service pourra être utilisé et sera le plus utile. En précisant : « Malheureusement, ces événements sont trop courants, donc je ne posterai pas de message pour chacun ».

« Nous avons de nouveau activé le « safety check » après l’explosion au Nigeria », a annoncé Mark Zuckerberg sur sa page Facebook avant de préciser que ses équipes « élaborent des critères » pour savoir où et quand ce service pourra être utilisé et sera le plus utile. « Malheureusement, ces événements sont trop courants, donc je ne posterai pas de message pour chacun » a ajouté le patron du réseau social.

Il était environ 16h hier quand le drame s’est reproduit à Kano, « Un minibus transportant des femmes est arrivé au Farm Center GSM market, un marché spécialisé dans les téléphones portables, deux jeunes filles âgées d’environ 11 et 18 ans en sont descendues, toutes deux portant un foulard islamique. L’une est entrée à l’intérieur du marché, l’autre est restée à l’extérieur et alors elles ont explosé » a déclaré Musa Magaji Majia, le porte-parole de la police de Kano.
« Je me préparais pour la prière de l’après-midi  quand une explosion a eu lieu dans le marché à exactement 16h10 »
raconte un témoinL’an dernier déjà, la ville de Kano avait déjà été la cible de quatre attentats qui s’étaient enchaînés en l’espace d’une semaine. Ces attentats-suicides avaient tous été perpétrés par des jeunes femmes -enlevées en 2014 par le groupe Boko Haram et qui sont soit forcées à se marier soit à commettre des attentats-suicides-. D’autre part, toutes les entrées et les sorties de Kano, métropole commerciale de plusieurs millions d’habitants au nord du Nigeria, ont été fermées pour permettre à la police de retrouver le minibus qui a déposé les deux jeunes filles.

Malgré le succès des actions militaires menées contre Boko Haram, à ce jour au moins 17 000 personnes ont été tuées depuis 2009 suite à une série d’attaques orchestrée par le groupe.