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Mali : La coalition des mouvements de l’Azawad refuse de signer l’accord de paix

Politique

Mali : La coalition des mouvements de l’Azawad refuse de signer l’accord de paix

Par Sébastien Badibanga

Vendredi 15 mai, les autorités maliennes et les milices pro-gouvernement ont signé l’accord d’Alger à Bamako, la capitale malienne. Bémol : les dirigeants de la coalition des mouvements de l’Azawad (CMA) ont refusé de signer ce texte qui ne correspond pas aux aspirations de leurs populations.

Une signature en fanfare. Les chefs d’Etat et de gouvernement, des représentants de la communauté internationale et les autorités maliennes étaient présents, vendredi 15 mai à Bamako, la capitale malienne, pour assister à la signature de l’accord d’Alger paraphé dimanche 1er mars dans la capitale algérienne.

« Sauf qu’il manquait sur la photo de famille les dirigeants de la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA) », rapporte Le Monde Afrique. « Autrement dit les groupes armés, touareg ou djihadistes, qui avaient conduit le pays au bord de l’éclatement en 2013 et qui contrôlent encore des pans entiers du territoire malien », précise le site internet.

« Un accord de paix qui ne prend pas en compte les aspirations des populations de l’Azawad »

Contacté par Nofi, Moussa Ag Assarid nous explique que le document ne prend pas en compte les aspirations des populations de l’Azawad sur l’autogestion de leur territoire. « Une bonne partie des localités de l’Azawad s’est exprimée : des centaines de personnes sont descendues dans les rues pour demander à la délégation des mouvements de l’Azawad envoyée à Alger de revenir pour leur rendre compte des conclusions de ce projet d’accord de paix. Ce texte parle de décentralisation qui n’est pas une solution au problème qui oppose les mouvements de l’Azawad au Mali depuis 50 ans », fait savoir le représentant de la CMA en Europe.

A ses yeux, il « faut trouver une solution mutuellement acceptable et réaliste qui puisse permettre aux populations de l’Azawad de prendre leur destin en mains. Il faut aller plus loin que le projet d’accord de paix et de réconciliation présenté à Alger le 25 février. Ce document n’est pas suffisant ».