NATIONS NÈGRES ET CULTURE – CHEIKH ANTA DIOP

Jo-Wilfried Tsonga a présenté son camp de tennis en attendant Roland-Garros

Société

Jo-Wilfried Tsonga a présenté son camp de tennis en attendant Roland-Garros

Par Abou Cissé

Le tennisman français Jo-Wilfried Tsonga a annoncé lundi à Lyon le lancement du premier «Tsonga Camp», un stage de tennis estival ouvert aux jeunes de 8 à 17 ans.

Le projet acté de Jo-Wilfried Tsonga. A quelques jours de Roland-Garros, Jo-Wilfried Tsonga a présenté ce lundi au Tennis Club de Lyon le premier «Tsonga Camp», un stage d’été de tennis qui se déroulera du 26 au 30 juillet sur les courts de Lyon. 100 jeunes licenciés français ou étrangers de 8 à 17 ans pour un tarif de 495 euros pourront découvrir l’univers d’un joueur de tennis professionnel et effectueront des entraînements et des matchs avec une raquette connectée.

Une initiative en partenariat avec son équipementier Babolat qui équipera les participants en raquettes connectées dont les capteurs dans le manche mesurent certaines données transmises ensuite sur ordinateur ou smartphone. Le 15e joueur mondial explique l’origine de cette idée au Parisien. «J’ai décidé de monter ça avec des copains parce que c’est ce qu’on aurait adoré faire quand on était jeunes. Je veux faire vivre aux enfants quelque chose que j’aurais voulu avoir. J’espère qu’ils sortiront de là les yeux grand ouverts.» Le concept n’est pas nouveau mais c’est le premier tennisman français en activité à se lancer dans ce créneau qui se base sur la philosophie des «Tony Parker Camp» que le basketteur tricolore anime depuis huit ans déjà chaque été.

Tsonga s’est inspiré de Parker

Le numéro 3 français a confirmé s’être entretenu avec le basketteur Tony Parker pour affiner son propre camp avec comme ambition d’offrir des moments inoubliables, comme lui il a pu connaître quand il était petit, aux enfants qui participeront à ce stage. «On a beaucoup échangé avec Tony. Mais l’objectif c’est de faire un camp qui me ressemble. Et je ne l’aurais jamais fait si ce n’était pas pour mettre les pieds sur le terrain. Je me souviens que quand j’étais petit, j’avais échangé quelques balles avec Nathalie Tauziat. Cela avait été très bref mais j’avais adoré. J’aurais aimé pouvoir rester avec elle, discuter, poser des questions», a-t-il confié au Parisien.

En quête de folie pour briller à Roland-Garros

Mais avant de jouer la guest star auprès des enfants, Tsonga doit disputer encore deux tournois du Grand Chelem à Roland-Garros et à Wimbledon. Le premier commence dimanche. Le Manceau qui a déjà atteint une demi-finale à Paris en 2013 espère rééditer cet exploit voir faire mieux en 2015 pour être le deuxième français de la communauté après Yannick Noah, l’ancien tennisman français d’origine camerounaise à avoir remporter les internationaux de France en 1983. Sa préparation sur terre battue a été très moyenne pour l’édition 2015 avec 5 victoires pour 4 défaites à Monte-Carlo, Barcelone, Madrid et Rome.

Malgré ses résultats mitigés dans ces tournois, Jo-Wilfried Tsonga qui est d’origine congolaise (Brazzaville) croit malgré tout en ces chances surtout qu’il ne lui reste plus beaucoup temps. Âgé de 30 ans, il se rapproche de la fin de sa carrière. «J’ai eu pas mal de soucis ces derniers temps et je suis revenu. Le principal est que je sois bien physiquement, que j’aie envie de jouer, de faire des résultats. Je n’ai pas grand-chose à perdre. J’y vais avec tranquillité. J’y crois encore. Si je n’y croyais plus, je me serais tranquillement arrêté. Je rêve encore de ces victoires-là (NDLR : Roland-Garros) et je me sens capable », a-t-il indiqué au Parisien. Début des hostilités le 25 mai.