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Interview de Miss Côte d’Ivoire France 2015 : on vous raconte tout!

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Interview de Miss Côte d’Ivoire France 2015 : on vous raconte tout!

Par Steffi Mateta

Le 10 mai, date importante pour notre communauté, est aussi la date que le Comité d’Organisation de Miss Côte d’Ivoire France a choisi pour organiser la 3ème édition du concours, afin d’élire la miss Côte d’ivoire France 2015 . NOFI, partenaire de l’événement, était présent. Résumé…

Pour toutes les personnes qui ont eu la chance d’assister à cet événement, une chose est sûre, ils ne regarderont plus jamais l’émission Miss France du même œil ! Ici, pas d’ambiance au ralenti, de miss filiformes, ni de public coincé ! Les ivoiriens savent faire le show et ils l’ont encore une fois prouvé lors de cette élection.

Le show a commencé (en retard, oui c’est vrai les noirs doivent vraiment apprendre à être ponctuels !) par l’intervention de la miss 2014 (très émue de laisser sa couronne) et celle de l’humoriste Sacko, qui a bien fait rire le public et qui a montré ses talents de grand danseur ! Pour mettre le feu à la salle, plusieurs artistes étaient présents. Les Miss France invitent les Johnny Halliday ou les Patrick Bruel… Miss Côte d’Ivoire France a mis le feu à la salle grâce à la présence de Izzy Diamon, accompagné de ses danseuses, et surtout , par la présence de DJ Arafat. Le chanteur a embrasé la salle grâce à sa chanson Gbobolor. L’audience sautait, dansait, criait de joie ! Les ivoiriens savent faire la fête.

Hyllen Legre

Les organisateurs, l’association One Cause et le COMICI (Comité d’Organisation de Miss Côte d’Ivoire) ont sélectionné un jury de choix, présidé par Thierry Coffie, secrétaire général du COMICI. Il était accompagné, entre autre, de Tatiana Rojo, actrice (Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?) et de Justine Tano qui travaille au service culturel de l’ambassade de Côte d’Ivoire, ou encore Ekia Badou, journaliste (Africa numéro 1, RFI…). Sans oublier les  nombreux partenaires de cette édition (Stephy Coiffure, NOFI, Elikya Beauty, Oh Africa, Hirond’elle, Corsair, etc…)

Vint ensuite le moment que tout le monde attendait, l’arrivée des candidates. 14 finalistes toutes aussi belles les unes que les autres. Aucune ne ressemblait aux mannequins anorexiques que l’on peut voir dans les magazines. Non, il s’agissait de jeunes femmes belles, avec des formes comme on aime. Des jeunes femmes qui représentent réellement ce qu’est la beauté.

Elles ont d’abord défilé en tenue wax. Puis, elles ont réalisé des danses traditionnelles ivoiriennes. Elles ont ensuite fait le célèbre défilé en maillot de bain (assortis de pans de tissu Wax). Sous les applaudissements retentissants du public et accompagnées par le duo de présentateur: Sabrina-Mathilde (Télésud) et Benito de London.

Enfin, arriva le moment d’annoncer les 7 dernières candidates. Un moment difficile pour les 7 non-sélectionnées, qui ont eu beaucoup de mal à retenir leurs larmes. C’est à ce moment que le public a pu réalisé l’importance de cet événement pour ces filles. Il ne s’agissait pas juste de s’amuser le dimanche soir. Non, en jeu, était l’occasion de réaliser un projet humanitaire en Côte d’Ivoire, et de représenter la beauté noire en France et à l’internationale.

COMICI

Toutes ont du se présenter au public et énoncer la raison pour laquelle elles souhaitaient devenir la future Miss Côte d’Ivoire France. La candidate numéro 7, Jessica Achi Sombo s’est démarquée sur cet exercice, en prônant le dépassement de soi : « Là où ma main ne peut pas aller, c’est là que je veux aller » Telle est sa devise. Peu importe ses formes, elle ne veut pas que ce soit une limite ou une excuse pour ne pas réaliser de grandes choses. Elle sera parmi les  7 finalistes.

Après l’annonce de ces 7 finalistes, les miss ont défilés en tenues de soirées, dessinées et cousues par Jasmin Couture. Magnifique !

Enfin le moment tant attendu: l’annonce de la grande gagnante, la candidate numéro 12, Hyllen Legre, 23 ans, étudiante en licence Communication. Son discours « Quand on ne sait pas où on va, il faut savoir d’ou on vient ». Son projet est de créer des centres pour jeunes afin de les garder actifs et éviter qu’ils finissent dans la rue. Ses leitmotivs sont l’éducation et le respect de ses engagements. Ses dauphines sont la candidate numéro 8, Adja Nogosso et la candidate numéro 9, Mariam Massere.

 

Rencontre…

Hyllen

Quelles sont tes premières impressions après ton élection en tant que Miss Côte d’Ivoire France 2015 ?

Je suis très heureuse, très fatiguée aussi car on a fêté mon titre toute la nuit avec les autres miss. J’ai commencé à répondre à plusieurs interviews. Je ne réalise pas encore ce qui m’arrive. Je crois que je vais  prendre conscience de mon titre dans quelques jours.

 

Pourquoi t’être présentée à cette élection ?

J’ai toujours été passionnée par le monde des Miss. À mes 18 ans, je m’étais présentée à l’élection de Miss Ile-de-France. Je ne savais pas qu’il existait des concours pour la diaspora. J’ai découvert cela lors de la première édition de Miss Côte d’Ivoire France. En 2013, je n’ai pas pu me présenter car cette année là j’étais concentrée sur l’obtention de mon BTS. Aujourd’hui, je suis vraiment contente de m’être présentée et me rends compte que je préfère représenter mon pays d’origine et ses valeurs.

 

Comment vont se passer les prochaines semaines pour toi ?

Ça va tout d’abord commencer par la préparation du concours de Miss Côte d’Ivoire. Le COMICI va me permettre de voyager pour aller à Abidjan. La dernière fois que je suis allée en Côte d’Ivoire, j’étais toute petite. Ensuite, je verrai la suite des évènements.

 

Et au niveau de tes études ?

Cette année, je suis obligée de mettre mes études en stand by pour pouvoir répondre à toutes les sollicitations et réaliser tous les projets qui me tiennent à cœur. Je reprendrai mes études l’année prochaine.

 

D’ailleurs, concernant tes projets, quelles sont les premières étapes pour concrétiser ton projet humanitaire ?

La première étape sera de trouver des bénévoles qui accepteront de faire fonctionner le centre d’activité pour jeunes, et de trouver des fonds grâce à l’association One Cause. Le but est d’ouvrir un centre pour jeunes à Abidjan dans le courant de l’année. En fonction du succès du centre, on verra si on a la possibilité de pouvoir en ouvrir d’autres dans le pays.

 

Que trouves-tu de plus excitant  par rapport à ton nouveau statut ?

Le fait de pouvoir retourner dans mon pays d’origine après tant d’années. On m’a dit que ça a beaucoup changé. Je suis pressée de voir ça. J’ai envie de revoir toute ma famille là bas, de retrouver mes racines.

 

 

En conclusion, l’équipe NOFI a passé une très belle soirée et est ravie de voir la diaspora s’affirmer de la sorte. On attend avec hâte l’édition 2016.

 

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