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Mali : le danger jihadiste refait surface au nord

Politique

Mali : le danger jihadiste refait surface au nord

Par Sébastien Badibanga

Lundi, un convoi de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) a été pris pour cible par des hommes armés à Gao, la plus grande ville du nord. Cette nouvelle attaque a causé la mort d’au moins un chauffeur. C’est la loi des séries : depuis l’attentat de Bamako, les actes terroristes se multiplient dans le pays.

Au moins un chauffeur a été tué, lundi, lors de l’attaque d’un convoi de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) par des jihadistes. « Un convoi de fournisseurs civils de la Minusma a une nouvelle fois été attaqué par des assaillants à 30 km à l’ouest de Gao », la plus grande ville du nord du Mali, a affirmé la Minusma dans un communiqué, rapporte Le Monde Afrique. Et d’ajouter : « La Minusma se dit outrée par ces crimes crapuleux touchant des civils innocents ».

La tension est montée d’un cran

Tout semble dire que la menace jihadiste refait surface au Nord-Mali. Pour preuve, les attaques terroristes ont repris de plus belle. Vendredi dernier, deux chauffeurs ont été tués lors d’une attaque d’un convoi de fournisseurs civils de la Minusma à 15km de Gao. Cet attentat avait, en outre, fait un blessé par balle. Le 15 avril, un attentat-suicide perpétré par Al-Mourabitoune, le groupe jihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, a causé la mort de deux civils et blessé une vingtaine de personnes dont neuf soldats nigériens. Rappelons que dans la nuit du 6 au 7 mars, cinq personnes (deux Européens et trois Maliens) ont été tués dans un attentat à la grenade qui a frappé le restaurant « La Terrasse » à Bamako.

Lutte contre le terrorisme

Depuis janvier 2013, la France intervient militairement au Mali par le biais de l’opération Serval. L’opération Barkhane a, ensuite, pris le relais. Il s’agit de repousser les jihadistes du nord du pays qui avaient tenté de rejoindre le sud, notamment la capitale Bamako. Début avril, l’État français a décidé d’annuler la dette du Mali d’un montant de 64,8 millions d’euros. Objectif : selon le ministre français des Finances, Michel Sapin, ce geste financier permettra à l’ancienne colonie de renforcer sa lutte contre le terrorisme.