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Kenya : Un « brillant » étudiant en droit parmi les terroristes qui ont tué 148 personnes à Garissa

Politique

Kenya : Un « brillant » étudiant en droit parmi les terroristes qui ont tué 148 personnes à Garissa

Par Sébastien Badibanga

Abdirahim Abdullahi, ce Kényan d’ethnie somali diplômé en droit et qualifié de « futur brillant juriste », fait partie du commando Shebab, composé de quatre assaillants, qui a perpétré le massacre sur le campus de Garissa, à Nairobi, la capitale du Kenya. Son père est un notable local. Au total, l’attaque terroriste a causé la mort d’au moins 148 personnes.

C’est la stupeur qui règne à Garissa. On connaît maintenant l’identité de l’un des quatre assaillants qui ont commis l’attentat sur le campus de l’université située à Nairobi, la capitale du Kenya. Son nom : Abdirahim Abdullahi. Fils de bonne famille -son père étant un responsable local d’une circonscription du comté de Mandera-, ce « brillant étudiant en droit » kényan, d’ethnie somali, était promis à une carrière de juriste, selon l’un de ses proches.

« Il est originaire de la région de Mandera, située dans l’extrême nord-est du Kenya, frontalière de la Somalie », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mwenda Njoka, rapporte le site France24.com. Et de préciser : son père « avait signalé aux autorités que son fils avait disparu (depuis 2013) et qu’il soupçonnait le garçon de s’être rendu en Somalie ».

Jeudi 2 avril, le commando Shebab a fait irruption sur le campus de Garissa vers 5h30 du matin. Les quatre terroristes, dont Abdirahim Abdullahi, ont abattu au moins 148 personnes. Avant de se faire tuer par les forces de sécurité kényanes. Par ailleurs, l’attentat a fait 79 blessés. Au final, 500 étudiants ont été sauvés.

Trois jours de deuil national et mobilisation sur les réseaux sociaux

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière du Kenya depuis celle de 1998, visant l’ambassade américaine, qui avait causé la mort de 213 personnes. Samedi soir, le président kényan Uhuru Kenyatta s’est exprimé pour condamner ce massacre. « La radicalisation qui engendre le terrorisme se déroule […] au grand jour, dans les écoles coraniques, les maisons et les mosquées avec des imams sans scrupules », a-t-il dit, exhortant les responsables religieux à faire leur travail de sensibilisation et prévention.

En outre, le chef d’Etat kényan a décrété trois jours de deuil national à compter de dimanche. Il faut dire que cette tuerie a suscité l’émoi de la population dépassant même les frontières du pays. Devant l’indifférence quasi-générale des médias occidentaux, les internautes se sont mobilisés sur les réseaux sociaux en partageant les photos et le hashtag #JeSuisKenyan.

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« C’est un Kényan qui a pris l’initiative de lancer ce hashtag, quelques heures seulement après le début de l’attaque. Un hashtag évidemment choisi en référence au #JeSuisCharlie qui avait envahi les réseaux sociaux dans le monde lors des attentats de Paris, en janvier dernier », explique le site RFI Afrique.

Sinon, les Kényans s’inquiètent de la menace terroriste. D’autant plus que les Shebab, militants islamistes affiliés au groupe Al-Qaïda, ont revendiqué cette attaque meurtrière. Pourtant, l’aviation du Kenya a bombardé, lundi, en Somalie, deux camps des islamistes. Ce qui n’empêche pas la population d’organiser ce mardi une manifestation pour dénoncer l’incapacité des autorités kényanes de sécuriser le pays.

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