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Racisme colonial : le CRAN indigné par des pâtisseries reproduisant les clichés sur les Noirs

Société

Racisme colonial : le CRAN indigné par des pâtisseries reproduisant les clichés sur les Noirs

Par Sébastien Badibanga

Dans la vitrine du magasin « Aux délices de Grasse », situé dans la ville de Grasse, en France, on trouve les « dieux » et « déesses » de M. #Tavolaro reproduisant les clichés coloniaux classiques sur les Noirs : « regards ahuris, bouches surdimensionnées, nudité obligée, organes sexuels protubérants ». Alerté par une cliente choquée, le CRAN exige le retrait immédiat de ces friandises à caractère raciste.

On croyait l’époque coloniale révolue. Il n’en est rien dans la ville de Grasse, en France, où on peut tomber sur le magasin « Aux délices de Grasse » en arpentant les rues de la ville. Le patron de cette pâtisserie a eu la merveilleuse idée d’inventer des friandises intitulées « dieux » et « déesses ». Le hic ? Elles n’ont rien de spirituel. Au contraire, ces pâtisseries de mauvais goût reproduisent tous les clichés coloniaux sur les Noirs (ou presque). Super idée…

« Allant au-delà même des traditionnelles têtes de nègres, qu’on voit de moins en moins, heureusement, ces friandises s’inspirent des fantasmes coloniaux concernant les Noirs (regards ahuris, bouches surdimensionnées, nudité obligée, organes sexuels protubérants) », rapporte le site bondamanjak.com. Et d’ajouter : « Pire encore, compte tenu de leur nom (dieux et déesses), ces pâtisseries tournent en ridicule les religions africaines en présentant ces divinités sous un jour grotesque, tout juste bonnes à être croquées. »

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Le CRAN indigné

Alerté par une cliente choquée, le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) exige le retrait immédiat de ces friandises, exhorte le maire de la ville, Jérôme Viaud, à s’exprimer, et invite les autorités compétentes à s’interroger sur la pertinence de garder comme président du club sportif (local) un individu comme lui. Par ailleurs, le CRAN se réserve le droit de porter plainte pour incitation à la haine raciale.

Il y a lieu de s’interroger sur les raisons qui ont motivé le patron du magasin à mettre en vente ces pâtisseries à caractère raciste. Dans une France où la ministre de la Justice est traitée de « singe », toutes les dérives semblent permises. Or la loi française est claire en matière d’incitation à la haine raciale. Est-ce qu’une plainte est la meilleure réponse ? La question mérite d’être posée. En tout cas, ce serait judicieux de persuader les plus haineux d’entre-nous que la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence…

Aux nostalgiques de la colonisation, on leur conseille de relire les livres d’Histoire. Pas sûr qu’ils voudront vivre dans cette époque en lieu et place des Noirs…