Trilogie Kemi Seba

Présidentielle en Guinée : l’opposition menace de boycotter les institutions

Politique

Présidentielle en Guinée : l’opposition menace de boycotter les institutions

Par Sébastien Badibanga

C’est officiel. On connaît enfin la date du premier tour de l’élection présidentielle en Guinée. Le scrutin aura lieu le 11 octobre 2015. Mais, l’opposition menace de boycotter le Parlement ainsi que la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Après plusieurs frictions, les autorités guinéennes ont enfin fixé la date de l’organisation de l’élection présidentielle.

« Selon Bakary Fofana, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l’élection présidentielle aura lieu le 11 octobre 2015 », rapporte Le Point Afrique. Et de préciser : « Le second tour, le cas échéant, aura lieu deux semaines après la proclamation des résultats définitifs du premier. »

Bataille entre le pouvoir et l’opposition

Du coup, les élections locales auront lieu à la fin du mois de mars 2016. Or, l’opposition aurait préféré qu’elles se déroulent avant l’élection présidentielle. Problème : l’épidémie d’Ebola aurait boulversé le calendrier électoral, selon le pouvoir en place. Ce « prétexte » a provoqué l’ire de l’opposition. D’autant plus que le dernier scrutin organisé dans le pays, en occurrence les élections législatives de septembre 2013, a accusé trois ans de retard.

Par conséquent, les opposants au pouvoir menacent de boycotter les Travaux du Parlement et de la Céni. En réponse, l’Etat guinéen assure de sa bonne foi par le biais du ministre des Affaires étrangères, Louncény Fall, affirmant que la Guinée avait « invité les missions d’observateurs internationaux » à superviser la présidentielle afin de « valider la transparence et l’intégrité du processus ».

Rien ne dit que cette garantie calmera les ardeurs du camp adverse qui craint toujours que Alpha Condé, premier président démocratiquement élu de la Guinée, se maintienne au pouvoir.