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Ebola : un an après, l’Afrique de l’ouest toujours menacée

Société

Ebola : un an après, l’Afrique de l’ouest toujours menacée

Par Sébastien Badibanga

Un an après le début de la propagation du virus Ebola, la situation n’est toujours pas maîtrisée en Afrique de l’ouest. Selon le dernier bulletin de l’OMS, l’épidémie a causé la mort de 10 000 personnes en Guinée, Sierra Leone et Liberia. De plus, elle continue de faire des ravages : on dénombre 150 nouveaux cas la semaine du 15 mars contre 116 autres la semaine précédente.

Triste anniversaire pour Ebola. Il y a un an, le ministère guinéen de la Santé déclarait que la pire épidémie de fièvre hémorragique de tous les temps venait d’atteindre Conakry, capitale de la Guinée et ville de deux millions d’habitants. Depuis, le virus a causé la mort de 10 000 personnes en Guinée, Sierra Leone et Liberia. En plus, la situation n’est toujours pas maîtrisée. Pour preuve, on dénombre 150 nouveaux cas la semaine du 15 mars contre 116 autres la semaine précédente.

Pour l’organisation mondiale de la Santé (OMS), c’est le cas de la Guinée qui est le plus préocuppant. « Sur 49 décès confirmés dans la semaine du 15 mars, presque la moitié (23) ont été identifiés post mortem au sein de leur communauté », rapporte LeFigaro.fr.  Et de préciser : « Les cas ne sont pas tous rapportés et des obsèques continuent d’être célébrées sans les précautions nécessaires pour éviter les contaminations. »

Après Ebola, la rougeole

Deux vaccins jugés prometteurs avaient été testés à grande échelle au Liberia, en février dernier. Des produits qui s’étaient révélés efficaces chez les animaux et lors des tests humains à petite échelle conduits en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis. Par conséquent, le pays s’en sort mieux que la Guinée et la Sierra Leone avec un seul cas de contamination à Ebola recensé en trois semaines.

Cependant, un nouveau danger pointe à l’horizon. En effet, la rougeole menace maintenant ces trois pays de l’Afrique de l’ouest à cause notamment de l’affaiblissement de la vigilance comme en témoigne l’effondrement à 75% du taux de vaccination. Selon Le Figaro Santé, plus de 16 000 enfants pourraient en mourrir.

Alors, à qui la faute ? Médecins Sans Frontières reproche à l’OMS son manque de réactivité, dans un rapport virulent publié lundi.