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Afrique du Sud : Julius Malema, un espion américain ?

Politique

Afrique du Sud : Julius Malema, un espion américain ?

Par Sébastien Badibanga

L’ancien militant du Congrès national africain (ANC), ex-parti de Nelson Mandela, est soupçonné d’être un agent secret de la CIA, le service américain de renseignement.

Coup de théâtre. Le ministre sud-africain de la Sécurité intérieure fait savoir que quatre personnes sont soupçonnées d’être des agents secrets de la CIA. Ainsi, une enquête a-t-elle été ouverte pour démêler le vrai du faux.

« Des accusations formulées sur les réseaux sociaux, mais que Pretoria dit prendre très au sérieux. L’opposition politique a aussitôt dénoncé ces enquêtes comme étant grotesques et politiquement motivées », indique RFI. Et de préciser : « Il s’agit de Julius Malema, leader du parti radical les Combattants pour la liberté économique, Thuli Mandosela, la médiatrice de la République, qui enquête sur la corruption, le leader d’un petit syndicat radical et une ancienne figure du principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique. »

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Un esprit de militant qui ne laisse aucun doute ?

On n’imagine mal Julius Malema espion américain. Il suffit de se fier à son passé de militant du Congrés national africain (ANC), l’ancien parti de Nelson Mandela. Pendant l’Apartheid, il s’est fait remarquer par sa radicalité envers les Blancs. Après son exclusion de la célèbre formation politique, aujourd’hui dirigée par le président sud-africain Jacob Zuma, il fonde son propre mouvement : les Combattants pour la liberté économique (EFF).

En janvier dernier, l’enfant terrible de la politique sud-africaine fait trembler les députés en menaçant d’entrer tout nu dans l’hémicycle si la réforme interdisant de porter des uniformes dans l’enceinte était adoptée. Le leader de l’EFF avait alors prévenu que lui et ses 24 députés allaient défier la loi en endossant leurs tuniques rouges d’ouvriers.

En tout cas, cette affaire d’espionnage fait jaser. La presse sud-africaine reste perplexe et n’exclut pas une manipulation du pouvoir.