Trilogie Kemi Seba

Vers une justice africaine autonome ?

Politique

Vers une justice africaine autonome ?

Par SK

Le président du Zimbabwe et désormais président de l’Union Africaine (UA), a annoncé jeudi le retrait de l’Afrique subsaharienne de la Cour Pénale Internationale (CPI).

 

Cette Cour a démontré depuis longtemps ses limites quant à la gestion des problèmes africains en matière de Justice. Si l’idée de quitter cette institution enfantée par les Nations Unies apparaît comme une urgence, aucun président n’avait réellement pris de décision. Robert Mugabe, connu pour ses sorties polémiques et son entêtement face à la domination occidentale post-coloniale, annonce qu’il rendra effective la sortie de la CPI dès le prochain sommet de l’Union Africaine.

Une action attendue  mais également redoutée de par les répercussions qu’elle pourrait engendrer. Toutefois, il ne s’agirait pas, cette fois, de s’en aller et de laisser un vide juridique en ce qui concerne les crimes de guerre et  crimes contre l’humanité. Plusieurs des 54 états de l’UA ont déjà décidé la constitution d’une Cour Africaine de Justice Internationale des droits de l’homme Africain. La nécessité de créer une Cour Africaine capable de porter un regard africain et d’apporter des solutions africaines  à des problèmes africains s’impose plus que jamais.

En tête dans cette initiative, le Kenya. En effet, le président Uhuru Kenyatta se dit prêt à investir un million de dollars pour ce projet. L’Afrique anglophone semble toujours avoir un temps d’avance sur la partie francophone en matière d’autodétermination. Les prémices de cette action ont déjà été mises noires sur blanc par un protocole signé à Malabo (Guinée Equatoriale).

Le prochain sommet de l’Union Africaine se tiendra en juin prochain en Afrique du Sud.