POLITIQUE

Barack Obama accusé de ‘manque d’amour’ pour l’Amérique

Le président Barack Obama a récemment fait l’objet de critiques publiques sur son supposé manque d’amour des Etats-Unis. D’abord de la part de l’ancien maire de New York Rudolph Giuliani et ensuite de CJ Pearson, un Afro-Américain…âgé de douze ans dans une vidéo youtube.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr

Lors de deux articles précédents, nous vous avons proposé la traduction de deux articles où le président Barack Obama niait l’affrontement, à travers les attentats perpétrés en Europe, entre l’Occident chrétien et l’Islam. Mercredi dernier, lors d’un dîner privé à New York, l’ancien maire de la ville, le républicain Rudolph Giuliani, premier maire-flic et émule de Nicolas Sarkozy en France, s’était interrogé sur l’amour véritable d’Obama pour les Etats-Unis. Quelques jours plus tard, il avait récidivé lors d’une interview à nos confrères de Fox News jeudi dernier:

Je ne condamne pas son patriotisme--les patriotes peuvent critiquer. Ils ont le droit de critiquer. Je n'entend pas de sa part ce que j'ai entendu d'Harry Truman, ce que j'ai entendu de Bill Clinton, ou ce que j'ai entendu de Jimmy Carter qui sont ces merveilleux mots disant quel pays merveilleux nous sommes, quel pays exceptionnel nous sommes. Lorsqu'il a dit que nous étions un pays exceptionnel il a dit que nous l'étions, tout comme l'est la Grèce.

« Je ne condamne pas son patriotisme–les patriotes peuvent critiquer. Ils ont le droit de critiquer. Je n’entend pas de sa part ce que j’ai entendu d’Harry Truman, ce que j’ai entendu de Bill Clinton, ou ce que j’ai entendu de Jimmy Carter qui sont ces merveilleux mots disant quel pays merveilleux nous sommes, quel pays exceptionnel nous sommes. Lorsqu’il a dit que nous étions un pays exceptionnel il a dit que nous l’étions, tout comme l’est la Grèce. »

Vendredi, il récidivait, accusant Obama d’avoir été influencé par des socialistes, des communistes et des religieux critiques notoires des Etats-Unis. Pour lui, le président des Etats-Unis ne pourrait pas se permettre d’organiser des conférences de presse pour les bavures policières contre des jeunes Noirs mais aucune pour le meurtre de chrétiens par des ‘Musulmans fanatiques’, de dire qu’il y a eu dans le passé des barbares chrétiens (lors des croisades, NDLR) en oubliant de finir sa phrase en précisant qu’il y avait aussi eu des barbares musulmans. Bien que critiqué à la fois de la part de la ‘gauche’ démocrate et de la droite républicaine, Giuliani a maintenu ses positions, se félicitant d’avoir brisé un tabou. Il a toutefois reçu le soutien inattendu de la part de CJ Pearson, un Afro-Américain de douze ans qui dans une vidéo diffusée sur Youtube et vue plus de 450000 fois, a soutenu ouvertement les propos de Rudolph Giuliani, reprenant ses arguments dans un discours de trois minutes:

"Je ne cherche pas à être politiquement correct. Je me fiche d'être politiquement correct. Président Obama, vous n'aimez pas l'Amérique. Si vous aimiez l'Amérique, vous appelleriez Daech par son vrai nom : une attaque contre la Chrétienté, une attaque contre l'Amérique et une haine évidente des valeurs que défend notre pays. Liberté de parole, liberté de culte et tout ce pour quoi notre pays se bat. Si vous aimiez l'Amérique, Président Obama, si vous aimiez l'Amérique, vous n'essaieriez pas d'enlever ce pour quoi des Américains ont gagné en travaillant toute leur vie. Vous ne feriez pas cela si vous aimiez le peuple américain. Et s'il faut qu'un maire, l'ancien maire de New York Rudy Giuliani vous interpelle pour votre haine de l'Amérique, tant mieux. Je soutiens ses propos et j'espère qu'un jour d'autres gens auront suffisamment de courage pour parler contre votre haine contre ce pays. Quand vous n'êtes pas prêt à défendre notre pays contre le mal du terrorisme, ici ou à l'étranger, vous n'aimez pas notre pays, vous ne l'aimez pas. Ca n'a aucun sens et ça n'en aurait pas si c'était le cas. En Amérique, nous nous battons pour ce en quoi nous croyons et nous détruirons et anéantirons Daech. Pourquoi? Parce qu'ils nous ont attaqués! Quand ils tuent des Américains innocents qui n'ont fait aucun mal, à part rapporter ce qui est leur droit constitutionnel en tant que journalistes et vous ne faites rien à leur propos? Vous ne vous souciez pas de leurs vies? Vous vous en fichez complètement! Mais voilà ce que vous devez comprendre! Ici en Amérique, ici en Amérique, on ne recule pas face aux terroristes, on les combats dans leur propre territoire et on les anéantit jusqu'au dernier. Ici en Amérique, on ne permet pas au gouvernement de nous prendre ce pourquoi on a travaillé et on continue à travailler plus dur jusqu'à ce qu'on y arrive. C'est pour ça qu'on travaille en Amérique! Et Président Obama, si vous aimiez vraiment l'Amérique, vous feriez la même chose. Vous combattriez nos valeurs dans notre pays et à l'étranger. Vous ne prendriez pas ses droits au peuple américain. Merci."

CJ Pearson

« Je ne cherche pas à être politiquement correct. Je me fiche d’être politiquement correct. Président Obama, vous n’aimez pas l’Amérique. Si vous aimiez l’Amérique, vous appelleriez Daech par son vrai nom : une attaque contre la Chrétienté, une attaque contre l’Amérique et une haine évidente des valeurs que défend notre pays. Liberté de parole, liberté de culte et tout ce pour quoi notre pays se bat. Si vous aimiez l’Amérique, Président Obama, si vous aimiez l’Amérique, vous n’essaieriez pas d’enlever ce pour quoi des Américains ont gagné en travaillant toute leur vie. Vous ne feriez pas cela si vous aimiez le peuple américain. Et s’il faut qu’un maire, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani vous interpelle pour votre haine de l’Amérique, tant mieux. Je soutiens ses propos et j’espère qu’un jour d’autres gens auront suffisamment de courage pour parler contre votre haine contre ce pays. Quand vous n’êtes pas prêt à défendre notre pays contre le mal du terrorisme, ici ou à l’étranger, vous n’aimez pas notre pays, vous ne l’aimez pas. Ca n’a aucun sens et ça n’en aurait pas si c’était le cas. En Amérique, nous nous battons pour ce en quoi nous croyons et nous détruirons et anéantirons Daech. Pourquoi? Parce qu’ils nous ont attaqués! Quand ils tuent des Américains innocents qui n’ont fait aucun mal, à part rapporter ce qui est leur droit constitutionnel en tant que journalistes et vous ne faites rien à leur propos? Vous ne vous souciez pas de leurs vies? Vous vous en fichez complètement! Mais voilà ce que vous devez comprendre! Ici en Amérique, ici en Amérique, on ne recule pas face aux terroristes, on les combats dans leur propre territoire et on les anéantit jusqu’au dernier. Ici en Amérique, on ne permet pas au gouvernement de nous prendre ce pourquoi on a travaillé et on continue à travailler plus dur jusqu’à ce qu’on y arrive. C’est pour ça qu’on travaille en Amérique! Et Président Obama, si vous aimiez vraiment l’Amérique, vous feriez la même chose. Vous combattriez nos valeurs dans notre pays et à l’étranger. Vous ne prendriez pas ses droits au peuple américain.
Merci. »

La tirade du jeune homme a été (souvent ironiquement) reprise et encensée par de nombreux médias et internautes de sensibilité conservatrice, probablement tout heureux de pouvoir ridiculiser Obama en lui opposant un enfant de sa couleur de peau, qui malgré son jeune âge, aurait mieux compris les valeurs de son pays que son inepte président. Sans commenter son discours, on ne pourra qu’être admiratifs sur le flair médiatique du jeune homme en passe de devenir une mini-icône sur le web. On ne s’étonnera toutefois de découvrir d’ici quelque temps le sel de cette farce qui pourrait bien se révéler être des parents ayant décidé de faire de cet enfant leur poule aux oeufs d’or.

Avec ces déclarations de Giuliani, Obama se retrouve en tous cas au milieu de deux communautés dont il est issu qui lui reprochent de ne pas suffisamment les aimer. Un phénomène qu l’on pouvait clairement anticiper, tant on est là clairement en présence de ce que j’appellerais le syndrome du métis, qui voyant un conflit entre ses deux parents, noir et blanc, veut bien défendre sa mère, mais refuse d’attaquer son père.

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