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[INSPIRATION] MADOKI : Les pieds sur terre, la tête dans les nuages.

Lifestyle

[INSPIRATION] MADOKI : Les pieds sur terre, la tête dans les nuages.

Par Noella

Une ligne urbaine et chic, des rêves plein la tête, mais ses escarpins bien ancrés dans le sol telle est la créatrice de MADOKI, Christelle Madoki. Une femme qui revendiquent sa liberté, ses envies et sa féminité, et que nous avons rencontré lors du Labo Ethnik 2014.

En quelques mots qui est Madoki ?

C’est un projet qui, à la base, était personnel. Aujourd’hui il a pris une dimension familiale – mes proches m’aident pour beaucoup de choses. Madoki est mon nom de famille, je suis originaire du Congo Kinshasa. Lorsque je cherchais un nom à la marque j’ai demandé à mes deux sœurs avec qui je suis très fusionnelle. Nous avions plusieurs idées, mais au final « Madoki » paraissait plus logique.

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Comment a démarré l’aventure stylistique ?

 J’ai toujours dessiné des looks et des modèles et j’ai toujours conseillé mes amis et mon entourage sur leurs styles. Au niveau de mes études je me suis lancée dans un cursus commercial après m’être renseignée sur des écoles comme ESMODE qui se sont avérées trop couteuses. J’ai donc dû abandonner l’idée et j’ai finalement fait des études de commerce. Mais clairement j’ai toujours souhaité évoluer dans le milieu de la mode, J’ai travaillé pendant dix ans chez ZARA France, notamment comme commerciale, où J’ai appris l’écoute des tendances, l’intérêt du consommateur, la mise en avant d’un produit, la négociation, comment valoriser une image de marque, d’une part en étant proche de la clientèle de cette enseigne et d’autre part en collaborant avec le département produit et les équipes en boutique. Aujourd’hui je mets tout cela en pratique pour Madoki.

Du début de l’aventure jusqu’à maintenant, as-tu traversé des moments difficiles ? À  quelles difficultés t-es tu heurté le plus souvent ?

Des difficultés, j’en ai rencontré à plusieurs étapes. Il faut savoir que j’ai démarré cette aventure sans réel apport financier. Donc forcément, on se retrouve souvent confronté à des problèmes de trésorerie qui font ralentir le projet. Ça devient donc surtout une question de patience. Mais pas seulement, car à un moment donné il a aussi fallu constituer une équipe. C’est impossible de tout faire seule. J’ai commencé par chercher une couturière pour m’accompagner, et il n’a pas été simple de trouver quelqu’un qui corresponde à une exigence de qualité. Enfin, il y a bien sûr la motivation qui demande à être entretenue, car il faut être constant pour aller loin.

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Décris-nous la clientèle Madoki.

La cliente Madoki est une jeune femme entre 18 ans et 60 ans. Il n’y a pas de limite si elle se sent à l’aise avec son look. Elle est très libre et surtout, elle a envie d’être habillée comme il lui plaît : pas forcément avec LE must-have de la saison. Elle n’a pas peur de prendre des initiatives stylistiques, d’oser, de décider ce qu’elle veut porter. C’est une femme qui s’affirme et qui vit avec son temps.

Tu travailles uniquement sur une gamme de vêtements pour femme ? Pourquoi ?

Monsieur Madoki avait pointé le bout de son nez au début de cette aventure, mais financièrement il à fallut faire des choix et j’ai renoncé à la gamme masculine pour un temps. Cela dit, j’ai pas mal d’idées pour les hommes. J’espère vraiment pourvoir en refaire par la suite.

As-tu une muse ?

Oui, ma sœur, qui est chorégraphe et danseuse ! Elle est toujours avec moi, on se complète dans nos approches artistiques. Elle m’inspire beaucoup car elle incarne bien à mes yeux la femme « Madoki ». Son style est très changeant, Parfois féminine, parfois garçonne, elle a quelque chose de très rock, avec un physique athlétique et une créativité qui rayonne, ce qui correspond tout à fait à l’image de la marque.

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A l’heure actuelle as-tu des points de vente ou on vous retrouve seulement sur le net ?

Non pas encore de point de vente physique. J’ai mon showroom, mais j’ai vraiment envie d’avoir ma petite boutique parisienne – pour commencer – pour créer ce lien, cette proximité avec les clientes, les conseiller et du coup avoir un suivi et les fidéliser quelque part.

En attendant, vous pourvez me retrouver sur mon site vitrine www.madoki.fr , et sur les réseaux sociaux.

Tu es une africaine noire et fière, est-ce que tu le revendiques à travers tes vêtements ou l’Afrique est juste une de tes nombreuses inspirations ?

Mon positionnement est plutôt de vouloir habiller  « toute les femmes » avec mes collections. Mes créations s’inspirent de l’Afrique par l’utilisation du tissu wax et cela c’est vraiment une fierté pour moi, je vise donc des femmes qui partagent l’idée que de ce tissu si connu dans notre continent mérite une place plus importante dans le milieu de la mode et du design.

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As-tu déjà eu l’occasion d’habiller des personnalités ?

L’un des premiers partenariats qui a été chouette cette année est celui avec la talentueuse chanteuse Tal. Son chorégraphe, Kyf Ekamé est un ami proche et il a pensé à moi. Ils voyaient bien des imprimés ethniques, afro pour son album « à l’international ». Au début je l’habillais pour des plateaux télé puis j’ai eu carte blanche pour créer des tenues pour ses danseurs : je suis parti sur un délire assez fun, perfecto sans manche en cuir et wax pour les garçons, combinaison short/jupe pour les filles. Ca a été une grande chance, j’en remercie encore le ciel ! Il y a eu aussi Mayra Andrade, une chanteuse capverdienne que j’ai rencontrée à Paris. Elle a vu mes créations sur internet, aujourd’hui elle me contacte dès qu’elle a besoin d’un look un peu différent, coloré qui colle à sa personnalité au final. C’est un réel échange entre deux univers, celui de l’artiste qui commande mes pièces et moi.

Y’a t-il quelqu’un en France, en Afrique ou ailleurs que tu rêverais d’habiller ?

Des personnalités franches comme Noémie Lenoire ou Sonia Rolland. Ce sont des femmes superbes et très libres dans leur caractère. En termes d’égéries j’aime aussi  beaucoup des personnes comme Ayo, Kate Moss pour leur côtés femme, affirmé et classe.

Si tu devais t’associer à un styliste ou une marque le temps d’une collection capsule lequel/laquelle se serait et pourquoi ?

Une collection capsule chez Vlisco serait mon rêve. Je suis fan de leurs imprimés. Ensuite, j’ai une attirance pour des marques/stylistes comme Isabelle Marant, Iro ou The Kooples.

Quel conseil peux-tu donner à une personne qui, comme toi, veut se lancer dans la mode ?

Si vous êtes assuré d’avoir envie de faire les choses, du moins d’être fixé sur un objectif, il faut se lancer ! Les rêves paraissent parfois dingues, mais ça vaut vraiment le coût. Avec l’énergie et la volonté, les jeunes d’aujourd’hui ont beaucoup de possibilités, surtout dans un pays comme la France où il y a beaucoup d’opportunités. Alors, oui des portes resteront fermées, mais les portes ont des serrures, à chacun de trouver la clé.

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Aujourd’hui tu as ta marque qui se développe très bien, où est ce qu’on te verra si on devait se donner rendez-vous dans 10 ans ?

Dans ma première boutique vous accueillant à la fête d’anniversaire de la marque dans une bonne ambiance avec des petits cadeaux pour chaque invité. Ça serait top !

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En tout cas ce fût une bien jolie rencontre avec une femme, petite par la taille, mais grande par le talent. On te souhaite à toi et toute ta sacré équipe une excellente continuation – MADOKI une marque noire & fière, adjugé vendu.

C’est moi qui remercie l’équipe NOFI pour cet entretien.

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POUR RETROUVER MADOKI :

site web : www.madoki.fr

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Madoki/220435361419060

Instagram : http://instagram.com/christellemadoki

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