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[FRANCE] GÉNOCIDE RWANDAIS : 20 ANS APRÈS, VERS LA RECONNAISSANCE ?

Politique

[FRANCE] GÉNOCIDE RWANDAIS : 20 ANS APRÈS, VERS LA RECONNAISSANCE ?

Par SK

Après un procès de six semaines à la cour d’assises de Paris, le Rwandais Pascal Simbikangwa, 54 ans, a été condamné, vendredi 14 mars, à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour son implication dans le génocide

La justice aura tardé à être appliquée mais le verdict est enfin tombé.
Le procureur avait demandé perpétuité pour cet ex-chef de la garde présidentielle, a vécu jusqu’en 2008 sous un faux nom planqué à Mayotte où il a été arrêté dans le cadre d’une enquête sur un trafic de faux papiers. La France refuse alors son extradition vers le Rwanda pour le juger dans cette affaire. Il est condamné à quatre ans de prison en 2012.

La France, vivement critiquée pour sa complicité dans les événements de 1994, pouvait en effet difficilement continuer à protéger ouvertement les anciens génocidaires, à l’aube du vingtième anniversaire de la commémoration du génocide rwandais, dont les blessures sont encore vives.

En effet, si ce procès a bien été celui d’un homme et non celui du génocide et de ses soutiens, l’ombre des multiples complicités françaises a plané tout au long de l’audience. Dès l’exposé de la synthèse du dossier, le 4 mars, le président du tribunal a insisté, notamment, sur les livraisons d’armes menées par la France au régime génocidaire.

À ce jour, 17 des 23 affaires instruites par le Pôle génocide et crimes contre l’humanité du TGI de Paris concernent le Rwanda, dont six traitent de la complicité présumée de militaires français dans le génocide et une de celle de l’ancien gendarme de l’Élysée, Pau Barril.

Le verdict de ce procès n’est donc qu’une étape dans la voie de la vérité et de la justice qui s’est peut-être enfin ouverte en France.

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